• AIX-EN-PROVENCE TEST LE NET APERO

    Comme une reconnaissance virtuelle, Aix-en-Provence serait sur le point de recevoir un afflux d'internautes réunis dans la cité, du côté des Allées Provençales via le site communautaire Facebook. Après Brest, Marseille, Rennes ou Paris, Aix-en-Provence devrait connaître dans les prochaines heures le goût de ces rendez-vous en voie d'être légalement encadré. Comme pour le format des raves-party à leurs débuts, cette nouvelle sorte d'évènement apparaît aux autorités comme un OVNI festif. Le rempart moral des municipalités, craignant pour la tanquilité de leurs administrés, se fend d'arrêtés municipaux visant à caractériser l'illégalité des manifestations comme sur les communes d'Arcachon, Caen, Coutance, Nancy ou Vannes .

    Si en cette fin d'après-midi les cieux - temps pluvieux - semblent porter le message sécuritaire, les volontaires s'accumulent pour participer à ce qui peut s'objectiver - à l'heure actuelle - comme à un apéro géant en plein air. Alors que le contexte des raves-party était rural, marqué par l'isolement, le cadre est ici d'une urbanité atypique. Comme un nouveau souffe venu du net, les apéros prémédités en ligne visent à n'en point douter à résorber la carrence d'humanité propre aux nouvelles institutions sociales portées par internet. Mission apparement réussie si l'ont considèrent le nombre de convives réunit lors des évènement passés : Brest 5000 personnes, Marseille 2200, Nantes 3000 ou Rennes 7000. 

     
     

    Installés sur les pavés, les pionniers attendront à partir de l'heure fixée - aux alentours de 20h00 - que le groupe se massifie, fort des personnes auto-invités comme des individus attirés par le regroupement. Au-delà de la contemplation de l'oeuvre accomplie, le modèle d'organisation autours de militants de la cause techno est ici absent. Seul la date et le lieu de l'évènement relève d'un choix conscient, d'une initiative particulière : la somme des individus à la charge du reste, tant pour la substance même de la fête que pour la fourniture des artifices inhérents à celle-ci.

    Direct A 21h30 il sont environs 500 à 600 et arrivent par paquets de dix tandis que les force de l'ordre, motards ou véhiculés surveillent de loin, curieuses. L'activité est restreinte à un simple stationnement et parfois un gobelet ou deux trinquent atones dans la foule en composition. Sauf l'étonnement des non-initiés rien ne détonne, chacun semble attendre un évènement...l'arrivée des Visiteurs

    A la suite, "Les apéros Facebook : peur sur la ville" par Vincent Glad : http://www.slate.fr/story/19625/aperos-geants-facebook


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