• Des sandwiches et des saucisses Herta

    Si l'autoroute est une voie romaine moderne, l'Aire de Lançon de Provence représente un lieu d'étape incontournable. Prisonniers des glissières de sécurité, les usagers de l'autoroute goutent aux joies du casse-croute pris au son mélodieux des autos qui filent vers le sud, remontent vers le nord. Posé tel une météorite au milieu d'un vallon, le complexe en impose par ses dimensions même si l'Hôtel Mercure point d'orgueil du dispositif à tous simplement été rasé à la fin de l'année 2010.

    Malgré ce manque, l'Aire de Lançon de Provence conserve son très imposant pont restaurant au sein duquel les grandes enseignes de restauration se bousculent. Du reste, l'Aire de Lançon de Provence est intégrée dans un dispositif autoroutier comprenant en sus de l'aire de repos le très imposant péage du même nom. Cette gare de péage distante de 1500 mètres barre l'horizon, brillant de ses dizaines de cabines. Aux alentours, un vieux domaine agricole est en cour de restauration : les nouveaux propriétaires doivent composer avec la physionomie spécifique d'une propriété scindée par l'autoroute.

    A l'ombre du grillage autoroutier

    Au plus près de la chaussée, une petite masure qui fut certainement une annexe du grand domaine à finit en squat de bord d'autoroute. Modeste, la maison devait être coquette, servit par un champ d'olivier au-devant, c'est le bitume qui s'est imposé à l'arrière. Détuilée, la bâtisse compte ses jours tandis que par intermittence quelques jeunes de passages viennent s'exprimer sur les murs de ce qui fut son intèrieur.

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    Les restes d'un feu témoignent de soirées certainement passées à compter les véhicules sur l'Autoroute du Soleil. Plus loin, une pierre de taille prête à l'attention. Posée au milieu d'un pré, il s'agit sans nul doute d'une pierre tombale. "Regret éternel" voilà une épitaphe des plus classiques pour un outil de deuil qui finit dans un bien étrange contexte.

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    Du côté des véhicules qui évoluent vers le nord, le terrain affiche un relief tout en collines. Le charmant lieu-dit du Val-de-Sibourg représente une enclave dans ce milieu tourmenté. Avec son superbe château, un lotissement digne d'une série américaine, l'endroit est proprès, cerné par la garrigue qui monte. Comme une limite, les voies de l'autoroute ont conférées au site un puissant isolement.

    Sur les sentiers des inquisiteurs modernes

    Dans les hauts, ni routes et très peux de constructions. Des sentiers partent au quatre vents comme celui qui longe l'autoroute jusqu'aux hauteurs de la Fare-les-Oliviers. Dans ce secteur, de grandes inscriptions "Avorté = tuer" ont été peintes sur les rochers celles-ci sont longtemps restées visibles depuis l'autoroute. A l'heure actuelle il ne reste bien heureusement que quelques traces passées : l'outil de propagande n'est plus entretenu.

    Plus au sud au niveau de la cime des collines, une petite maison de briques semble inaccessible. Au bout d'une piste, en voie d'enroncement, cette masure porte les traces d'une restauration effectuée il y a moins de trente ans.

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    Depuis, le hasard des rencontres n'a pas épargné la construction. Livré à son isolement, l'édifice semble avoir accueilli des réunions néo-nazis en attestent les symboles de haines dessinés de rouge sur les murs. Les quelques meubles encore présent sont cassé tandis que la végétation ressert inexorablement son emprise sur la parcelle.

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    Plus loin dans la garrigue, desservit par une piste, une ancienne fermette semble être le point de chute des pompiers lors des veilles d'été. A l'heure d'hiver, la petite maison est volets closes, les murailles de pierres livides s'étendent à l'infini au dehors pour protéger ce qui fut du temps des romains de vastes champs d'oliviers ou d'amandier. Féru de ces fruits secs, nos ancêtres avait asservit le coteau de Lançon de Provence. L'un d'eux intervenant de nos jours ne manquerait pas de saluer l'Aire de Lançon qui doit certainement proposer pour quelques sescestre les précieux fruits.

     

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