• BOOK DU SQUATTE AU PERIPH D'AIX-EN-PROVENCE (destructed)

     
    Depuis quelques mois, le périphérique aixois offre l'exemple par excellence de la friche, du squatte à la mode aixoise. Loin des clichés, de ses hangars rouillés, de voies de chemin de fer déposées, le squatte aixois est habillé de vielles pierres, comprend des dépendances anciennement à usage agricole. Posée le long du périphérique et jouxtant l'Avenue de l'Ecole militaire, la villa Massilia a la mine des mauvais jours. Jamais en deux cent ans d'existence, les bâtisses n'avaient été aussi malmenées. Depuis le temps où la propriété était occupé par l'une des familles qui a fait Aix jusqu'à nos jour, le site à subit une lente descente aux enfers... 

     

    Ancienne maison de maître et tertre de volets et portes

    Dans un premier temps affecté au Tribunal de grande instance, la propriété a été abandonnée petit à petit, bâtiments par bâtiments. Au dentiste, au cabinet médical intégré dans l'une des bastides ont succédé des squatters dont les riverains se souviennent comme des étudiants un peu paumés. Le groupe d'une dizaine d'individus jouissait d'une grande discrétion, à l'abri d'un écran de verdure fait d'arbres centenaires. Un soir pourtant, cet équilibre urbain est rompu lorsque des membres du squatte sont accusés d'avoir, par une nuit de beuverie, saccagé le nouveau Tribunal d'instance voisin. En répression et pour s'assurer de la libération définitive de la bastide, le Ministère de la justice propriétaire du site va employer les grands moyens...

    Bâtisse annexe donnant sur le périf, la première à avoir été abandonnée

    Une équipe d'ouvriers très spécialisés va en effet s'attacher à démolir les bâtiments, à rendre ceux-ci à jamais inutilisables. Partout les plafonds sont crevés, les toits arrachés, les murs défoncés. Au dehors, les arbres ont été décimés sans distinction, leurs restes enbenné. Reste par tertres les portes, les volets arrachés ou projetés depuis les étages. Ainsi transformée, la villa Massilia se livre désarticulée, déshabillée, marquée de mille coups ne manquant pas de choquer l'usager du périf songeant à ce que lui en aurait fait .

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    Quelques photos du site en novembre 2010

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    Toilette principale de la Villa Massilia, dans l'escalier à droite
    Ancien local du laboratoire d'analyse, rez-de-chaussé villa Massilia
    Des toits jonchés des effets de squatters jettés lors de l'opération de destruction
    Escaliers dévastés, bâtiment à l'arrière
    Garage du domaine et container d'époque : les marrons
    Squatte dernière époque, l'un des garages
    Restes de l'opération d'évacuation laissés sur place
    Façade de la Villa Massilia, Avenue de l'Ecole Militaire
    Escalier dévasté, bâtisse principale
    Restes de cheminée, bâtisse secondaire
    Arrière-cours avec coin lavoir et remise sur tertre de volets
    Un kakis comme survivant dfe la canopé passée
     Escalier rompus, bâtiment annexe du Tribunal
    Arrière du double-garages donnant sur le périf
    Fresque urbaine, bâtiment annexe au Tribunal
    Belle cheminée en pierre de taille massacrée
    Les jardins
    Ancien bureau du Laboratoire médical, bleu et blanc
    Fresque murale, pièce de la cheminée de pierre de taille
     

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