• ETUDIANTS : DES GAZELLES AU BONS PLANS

    Un à un comme des abeilles, les étudiants nouveaux arrivent dans la cité aixoise. Pour chacun il est tenps de trouver un logement et pour certain de dénicher le bon plan. Dans cette course à l'habitation, l'offre apparaît comme en perpetuelle évolution intégrée entre tissu économique et humain. Si de nombreuses offres sont proposées par le biais d'agences immobilières, par des organismes comme le CROUS, d'autres sont à l'initiative exclusive de particuliers. Ce dernier modèle est particulièrement prisé de ces jeunes locataires s'affranchissant par cette voie des honereux frais d'agence. Rendez-vous est donc pris avec les sources qui distilent heures par heures les précieuses informations.

    Dans cette case, Marie n'en finit plus d'actualiser la page du bon coin, non sans avoir selectioné la rubrique location hors professionnel à Aix. Pour Julien, il s'agit de faire jouer son réseau afin de capter au mieux les bons plans à venir. Ainsi, une surveillance spécifique est exercée sur les étudiants admits à une cession de ratrapage et donc potentiellement sur le départ. Les adresses se refilent et avec elles des profils de propriétaires qui font parfois réver. Pour exemple, cette coquette maison de ville pas très loin de la Rue d'Italie, louée royalement 800 euros par mois avec ses trois chambres et, comble du luxe, son garage.

    Cette maison est comme bien d'autres l'antre d'étudiantes, d'étudiants adeptes de la colocation. Ici, Julien est le plus ancien et de ce fait jouit du privilège de la selection des futurs occupants. D'autres, titulaires du permis de conduire préfèrent gouter aux joies de la campagne qui à Eguilles, qui à Saint-Cannat. Comme un modèle hybride, une nouvelle forme d'offre tend à s'imposer, il s'agit de colocation intergénarationnelle. Loin du cliché parfois triste et glauque de la chambre louée chez l'habitant, cette proposition consiste à réunir propriétaire et étudiant qui tentent une cohabitation. Non loin de la faculté de Lettre, les véhicules stationnent, certains constituent une habitation pour des étudiants nomadisés.

    Johnny, immatriculé dans l'Isère, va ainsi passer l'année dans son vieux combi campingcar. Alors que les loyers flambent toujours plus, les candidats au bail téméraires choisissent de se mettre en danger et ainsi de trouver, fusse à la dernière minute, le meilleur des plans. Bien à l'abris ou exposé, beaucoup resterons à Aix-en-Provence, témoins du changement de la ville comme de l'évolution de leur condition. A présent tissée, la toile devient cocon, coquette revelant en un mot de toute la majesté de l'antre déniché.


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