• FERMETURE EXCEPTIONNELLE

    A l'heure où les magasins ouvrent, où les services accueillent leur premier client, le solide rideau métallique du bureau de Poste du Pont-de-l'Arc demeure tiré. Au fil des minutes, des heures, la centaine d'usagers quotidiens trouve portes clauses en ce mardi 4 février 2014. Désabusée, une femme lourdement chargée de paquets, venue pour l'ouverture peste, ressasse puis met finalement l'accent sur la recurrence du phénomène. En effet, depuis quelques mois les occasions de fermetures impromptues du bureau de Poste du Pont-de-l'Arc ont été nombreuses.

    Si auparavant, l'enseigne de distribution prenait soin d'annoncer  cet sorte d'évènement parfois assorti d'un schéma explicatif auprès du public, cette précaution n'est plus d'actualité. En ce sens, pas d'affichette invoquant une panne de réseau informatique ou une "réunion exceptionnelle des postiers" mais : rien.

    Au-delà de la simple rupture de ce service plus ou moins public, la Poste offre un intéressant exemple de mouvement social porté depuis la structure dirigeante. En effet, la fermeture des bureaux n'est pas organisée par une force syndicale mais imposée par le manque de personnels affectés à l'accueil du public.

    Pour exemple, la fermeture de ce 4 février renvoie à une simple panne de voiture associée à une prise de congé maladie. Ainsi, l'un des plus grand employeur de France, privé de deux agents, n'est plus capable de faire "tourner" la maison. Pourtant, parmis ces agents, les régulateurs rivalisent d'ingéniosité pour mobiliser, faire tourner au maximum le personnel d'une agence à une autre.

    De cette façon, l'usager averti reconnait au bureau de Poste d'Encagnane un employé qui la semaine dernière le recevait dans le bureau d'un autre quartier aixois. Depuis des mois, le personnel des bureaux de Poste est organisé à flux tendu, en brigades volantes, là où le système arrive à bout de souffle.

    Vingt minutes plus tard devant la grille, la femme matinale aux lourds colis peste de l'échec de ses prévisions : à l'intérieur il n'y a toujours personne.


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