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    Si les temps actuels sont ceux de la mise en discrétion des réseaux électriques, nos ancêtres devaient s'accommoder de lourdes infrastructures. Tel un monstre, l'électricité des années 1950 s'impose comme un vaisseau industriel. Non émancipée de la masse, l'énergie demeure au travers de ses traits, de ses hommes une suite de fabriques d'électricité. A ce titre, tels des témoins, les plus vieux des transformateurs en imposes.<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    Implantés comme avant-poste du système, les édifices de jadis affichent sans complexe leur rôle laborieux. Nul crépis pour masquer le béton mais des briquettes, des formes mécaniques. Dans ce style, le Poste de la Pomme aux environs du village de Fuveau est hors ligne depuis des dizaines d'années (vers 1980). Digne, le bâtiment a gardé son imposante stature, ses échelles métalliques qui courent sur les toits. Nichée entre une route nationale et une autoroute, l'ambassade EDF a été démantelée, ses câbles définitivement coupés. La ligne Allauch Auriol n'a plus besoin de cet imposant dispositif. <u1:p></u1:p><o:p></o:p>

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    Extraits du cahier de maintenance remplie heure par heure au Poste de la Pomme<o:p></o:p>

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    Au sol, dans le transformateur, la nef électrique est triste, au fond un hôtel fait de quelques canettes, de morceaux d'acier : éclats de l'escalier métalliques. Vidées de leurs équipements, les pièces sont d'un glauque frigorifique. Au sol les feuilles jaunies d'un cahier de maintenance annoncent la bonne météo du jeudi 29 mai 1958. Malgré la vermine à l'œuvre sur les feuilles de la main courante, le soin de l'agent de permanence est perceptible. Jours après jours, les écarts électriques du Poste de la Pomme sont consignés

    Perdues sous les ronces, quelques boîtes de sardines délavées font revivre l'espace d'un flash la pause des électriciens dans le jardin de la Pomme à l'écart des ronronnements électriques. Au fond de cette impasse, le Poste de la Pomme goute sa retraite, œuvrant parfois à promouvoir les Arts nouveaux : des façades couvertes de ta tags.

      Transformateur de la Pomme en 2011

     

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  • Quelques clichés du Silo, véritable bunker de béton agricole situé dans le quartier du Pont-de l'Arc à Aix-en-Provence, en bas du chemin de la Guiramande. L'édifice édifié en 1936 par l'Architecte Georges Salomon avait pour usage le stockage de grains de blé pour le compte de la "coopérative des producteurs de blé". Précédemment, son rôle est attesté dans le domaine viticole : les riverains y portaient leurs quelques grappes pour recevoir un lot de bouteilles de vins.

     

    Auparavant, le silo était en connection avec un moulin détruit il y a une dizaine d'années. Celui si était situé en lieu et place du parking du Pont-del'Arc. Le moulin a été arrêté de longue date puis squatté par des clochards. A la suite, une cave à vin s'est installé tous cela sous l'impulsion du propriétaire, un peyrolais investit dans l'industrie. Racheté ou loué abandonné par un cabinet d'architectes en, le silo à brièvement été aménagé et notamment les hauteurs en bureau.

    Par la suite et jusqu'à nos jours, le bâtiment servira de foyer à bon nombres de squatter dont le profil évoluera depuis le toxicomane accroc à l'héroïne jusqu'au plus récent profil du ferrailleur. Il y eu même un garagiste occulte un temps qui pour quelques francs effectuait de menus réparation puis furtivement un couple venus dormir au silo avec leur quatre moutons. Frappé d'alignement dans le cadre de l'édification d'un futur complexe universitaire - Faculté d'Economie -, le silo déserté attend son heure témoin de l'urbanisation galopante de son environnement accueillant à l'occasion équipe de tournages de courts métrages et ouvriers de chantier égarés. 

    A la suite de l'édification du quartier d'habitation de la Méniane entre le Chemin de la Guiramande et celui de la Plaine des Dès, le projet Silo à été enclanché fin mars 2012. En l'occurence il s'agit d'amménager dans l'entre de béton des appartements de grand standing selon le concept de loft. Haut perché, à l'abris derrière des mur digne de bunker ces nouveaux habitants pourrons jouir en toute quiètude de la vue sur l'Arc mais aussi sur les turpitude du chantier de la Faculté d'Economie atendue au pied de la reserve agricole.

     
     

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