• Lorque le marasme s'installe, que l'économie est à la baisse, celle-ci ne contraint pas à la hausse les prix de l'immobilier, bien au contraire. Baisse exeptionnelle des taux d'intérêts, transition démographique, stocks importants, bien des facteurs peuvent expliquer la tendance actuelle. Pour certains, la chute des prix de vente des biens immobiliers correspond à la fuite de leurs propriétaires vers des cieux plus cléments.

    Dans ce contexte pendant que les uns voient poindre les feux de l'apocalypse, d'autres tirent leur marrons d'un foyer maintes fois consumé. Ainsi, nombreux sont les individus qui accédent à la propriété, souvent aidé par l'héritage reçu de leurs parents. Le grand remplacement est bien celui des propriétaires, depuis nos ainés jusqu'aux flamboyants quarantenaires. Jadis réunis en résidences pavillonaires, à l'assaut de Venelle ou de Ventabren, les nouveaux propriétaires se dispachent à présent de façon disparatre.

    Là où les anciens veillaient à l'avenir patrimonial, leurs héritiers réalisent leurs gains pour envisager une vente, construire quelques part, exempté de l'histoire familiale. L'aventure humaine s'écrit au présent dans la perspective toute nucléaire d'un noyau familial nécessairement resseré.

    Comme dans une lever de fond réussie, les somme réclamées sont à présent corrélées aux capitaux disponibles par le couple lambda futur propriétaire. Par là, même le moins fortuné devrait pouvoir accéder à la propriété pour autant le logemet reçu sera parmis les moins attractifs. La décohabitation des générations par le truchement des maisons de retraites et autres résidences services à pour effet d'avancer la transmission des biens immobiliers bien avant le décès de leurs propriétaires.

    La mise en collectivité des plus âgés touchent également les personnes sans descendance dont il est à prévoir un effectif exponentiel en lien avec la déculpabilisation sociale du non enfantement. La solution du viager, notamment du viager libre, est de plus en plus fréquente, utile substitut au shéma familial qui tend, comme nous l'avons vu, à le reproduire.

    En terme de construction, les lois encourageants ou légalisant les extension de surface ont également multiplié les opportunités de divisions en lots générant ainsi de nouvelles possibilités de logement. Du point de vue du propriétaire-bailleur, les contraintes de plus en plus lourdes, le poids des risques pousse à réduire le nombre de contrats de location.

    La spéculation semble marquer le pas pour des motivations mues par le besoin, l'usage, la construction d'un rêve. Lorsque la société offre si peu de perspective ou d'espoir, la tentation de créer une bulle protectrice est très forte. L'espace d'habitation, son confort organisé, construit jour après jour, répond à cette aspiration.

    La baisse des prix généralisée avantage donc le particulier véritable là où le financier doit s'effacer. Dans cette situation, les copropriétés les plus mal placées, les plus mal entretenues touchent le fond en terme de tarifs tandis que leurs charges devienent insuportable. Pourt tenter de rester un temps soit peu dans la course, les copros qui en ont la possibilité procéderont à la fermeture de leur exterieure. Les plus expertes feront construire quelques dépendances HQE pour se financer.

    Les maisons individuelles les plus anciennes, rejetées, font considérablement baisser les prix. Cette distance marque le coût très important des travaux à envisager pour rendre moderne les plus vielles des constructions. Exception faites des coeurs de villes qui jouisses d'un regain d'intérêt presque partout, l'ancien subit l'abscence de perspective en terme de marge. En effet, le coût des travaux additionné au prix d'achat du bien correspond très rarement au prix d'un bien neuf de surface équivalente.

    Que les plus romantiques se rassurent, les souvenirs architecturaux de notre pays profiteront aux acheteurs actuels, notamment les 70' dont beaucoup restent attaché à la recherche de leur origine.


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  • Alors que les premiers résidents de l'ensemble immobilier le Silo One prennent leur quartier dans cet imposant réplique d'outil agricole, quelques clichés du démantelement de l'exemplaire original.

    ablette
    aigrette
    ailette
    alumette
    brouette
    cagette
    charette
    cheverette
    chouette
    épuisette
    girouette
    porcelette
    placette
    palette
    nuisette
    navette
    vedette
    hachette
    tourette

    Pour plonger dans l'univers du Silo à travers les temps


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  • Marseille, cette ville éternellement inachevée redouble pourtant d'activité ces dernières années. Des lignes de tramways aux tunnels routiers, des quais de la Joliette au plus profond des quartiers nord, partout le cadre urbain est modifié. Dans cet entrelacs, des portions terminées émergent relevant de plus belle les contrastes inouïs de la ville.

    Sur le front de mer, le Musem reste en gestation offrant pour la plupart de ses visiteurs d'intéressants espaces sanitaires très rares dans le quartier. Plus haut sur les terrasses du nouveau centre commercial, seul quelques employés prennent la pause peut-être épuisés par la très faible fréquentation du site. Les enseignes de textiles prestigieuses du complexe restent dans l'expectative attendent la bonne vague.

    Dans la rade : un paquebot mouille le temps du retour pour quelques croisiéristes perdus dans les restes du Panier puis plus rien. A n'en point douter, pour Nicou, vendeur du complexe, les touristes sont trop peu nombreux. De plus, poursuit notre jeune et beau commercial, ces messieurs dames utiliseraient plus volontier leur escale marseillaise pour plonger dans l'intrigue de la cité portuaire que pour faire du shopping.

    Toujours en quête d'identitée, la cité phocéenne peine à réaliser une barcelonisation, à rendre son âme fruitière. En ce sens, pour faire de New-York une pomme des années de planification urbaine ont été nécessaire. En émulation, Marseille semble toutefois hors de contrôle, bien en mal de s'offrir en rêve.

    Comme dans un dernier paradis, non artificiel, la ville s'offre alors par l'entremise de ses rues étroites, quelques vendeurs à la sauvette. "Comment une anarchie peut-elle être organisée ?" s'interroge pensive cette québecoise de passage. Ainsi dans le songe d'un nouveau visage, la collectivité repose sur l'offre, la simplicité d'une réalité toute quotidienne.

    Dans le quartier des Ports, le building CGM est l'élément le plus avançé dans son futur ensemble. Superbe, surtout la nuit, la Tour CGM ne seras bientôt plus seule. Un building qui devrait être légèrement plus haut est actuellement en construction. Entièremment faites de béton, cette nouvelle tour dont l'édification n'en est qu'à l'étape des fondations, devrait être peintes aux couleurs nationales.

    Par touche, un nouveau Marseille se livre comme une suite d'éléments proposés en annuaires. En pleine construction, Marseille Métropole débauche à tour de bras des cadres très expérimentés prêts à rélever les défits, prêt à rectricotter en mailles saillantes cette imposante collectivité humaine.


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  • EN CHANTIER - MUTANT PASSING

    Depuis l'avènement de l'automobile, leurs principales servantes, les stations-service ont connus un considérable essort. Depuis les opalines au long de la Nationale 7 aux automates des supermarchers, passont à la loupe le réseau en place dans le pays d'Aix. Dans ce voyage nous découvrirons le destin de ces établissements entre recyclage, maintient et destruction.

    Secteur Aix Nord,

    Station-Service Total Acess (ex ESSO)  "Relais des Platrières"

    1140 Route d'Avignon - Nationale 7 Célony 13100 Aix-en-Provence  

    Tél 0442230550,

    CB 24h - Shop 7/7 - 06h-22h

    A pied : DAB/BoulangerieX3/Ecole primaire de Célony/Bar Tabac/Aix Motoculture

    +

    Le nom Platrière provient des établissement d'exploitation de gypse présent jusqu'en 1950 dans le quartier. Format de la station de type relais avec une originale tour publicitaire en bord de route. Le 18 février 1972, cette station-service à subit d'important dégat à l'occasion de mouvement de terrains lié à de très fortes précipitations et aux réseau de galeries d'exploitations de gypse. Le 19 juin 2012 un incendie a été occasioné par l'inflamation d'un jerrican de carburant, l'usager s'en sortira avec de légères brulures. Dans les années 1970 la station-service était tenue et habité par la famille Boyer opérant alors pour le compte d'ESSO.

     

    Station-service Agip (ex BP) "La Chevalière"

    67 Avenue du Maréchal Delatre de Tassigny - direction Avignon - La Chevalière N292-E7 12 13100 Aix-en-Provence

    Tél 0442210183

    Shop 7/7 - 06h-22h Café/Terrasse/Aspirateur Auto/Lave-auto

    +

    Cette station-services aux couleurs d'Agip est situé sur une voie rapide et n'est donc accessible que dans un seul sens de circulation, depuis Aix en direction d'Avignon ou de l'autoroute "des Alpes". Aucun accès pieton n'est prévu même si une petite contre-allée qui part depuis le Chemin du Vallon de Bagnol permet d'accéder en véhicule jusqu'à la station sans emprunter la voie rapide. Cet accès très discret est régulièrement condamné. Quant au nom trés hyppique du site, la question de son origines reste posée. Une cavalière émérite aurait-elle brillé du côté des collines du Vallon de Bagnol ?

     

    Station-services Total Access "Relais des Thermes"

    23 Avenue Delatre de Tassigny 13100 Aix-en-Provence

    Tél 0442992500 

    CB 24h Shop 7/7 06h-22h L au V 07h-22h S et D Lave-auto/Aspirateur

    +

    Cette station située en milieu urbain fait office d'épicerie de quartier notamment les dimanche. Peu de commerce à proximité direct même si le centre ville n'est qu'à une dizaine de minutes à pied. Le nom de Thermes fait référence aux établissements idoïne situé en haut du Cour Sextius. Si cette station n'a rien de termale, son nom aurait put être le Relais de l'Amphithéatre, les restes de ce dernière édifice, hérité des romains, étant situé à proximité immédiate de cette station-services.

     

    Station-Service Géant Casino

    1 Avenue delatre de Tassigny - Supermarcher Casino 13100 Aix-en-Provence

    Tél 0442937400

    No shop CB 24h

    +

    Cette station est intégré dans un Supermarcher Casino situé à proximité immédiate du centre ville. Si la station munis d'automate est accessible 24/24, le supermarcher est ouvert de 08h30 à 20h30, sa fréquantation donne accès au très pratique parking gratuit et qui plus est romantique car situé sur le toit du magasin. La station-service très industrieuse est comme engonsé dans la partie semi-souteraine du parking et totalement déshumanisé.

     

    Station-Services Total Access "Relais de Galice"

    16 Route de Galice - sens Aix vers Jas de Bouffan - 13100 Aix-en-Provence

    Tél

    CB 24h Shop 06h-22h Lave-Auto/Aspi

    +

    Une station située à mis chemin entre centre-ville et quartiers du Jas-de-Bouffan sur la Route de Galice une avenue très fréquentée souvent saturée par le flux automobile. La boutique qui propose du pains "cuit sur place" à grand succès dans un secteur peu commerçant. On notera la mitoyeneté de cette station avec la ligne de chemin de fer Aix-Briançon. L'appelation Galice retenue aurait put etre "Corsy" à l'image du quartier d'habitation tout proche don du célèbre docteur Aixois amateur de Fiat500 et fervant défenseur de sa splendide propriété dont le parc remarquable est aujourd'hui visitable à quelques centaine de mètre du Relais de Galice.

     

    Station-Services du Géant - Géant Casino Jas-de-Bouffan

    Route de Berre 13090 Aix-en-Provence

    Tél

    CB 24h

    Cette station est un élément du centre commercial Géant Casino. Cet hypermarché récement redisgné, notamment par l'entre-gens de pin Douglas en lames, est établi depuis 1982. Adopté par son quartier, la station du Géant porte jusqu'à son nom de Jas de Bouffan. Central à Aix, ce terme périphérique renvoie à la célèbre propriété provençale qui fut au travers des années occupé par des Truphème, des Joursin et autres Cézanne.

    grou que va-t-on me donner pour ces points quel bel héritage que cette valeur papier sur des produit

     

    Station-Service BP

     


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    Faculté de pierres au coeur de fer

     

     Comme un jouet cassé, la Faculté de Lettres d'Aix-en-Provence semble prête pour la poubelle. Toutefois à l'heure où le tri sélectif s'impose, une tentative de recyclage est en cour. Si le "plan campus", véritable fer de lance politique de la ville a acté de la destruction pure et simple de plusieurs édifices tel celui acceuillant le restaurant universitaire des Fenouillères : le vaisseau mère fait de la résistance.

    Les plus romantiques pourraient croire à l'instinct de conservation des planificateurs, d'autres plus sévères opteront pour la thèse abordée de la valorisation. La réalité est plus terre-à-terre, il s'agit pour le maître d'oeuvre de réduire considérablement les coûts de l'entreprise de restructuration, de mise en campus de la bonne vieille fac de Lettre d'Aix-en-Provence.

    Pour cause, la structure du bâtiment principal de la faculté, le géant, ne se prête guère à des opérations de démentèlement ou de destruction. Solidement ferré, le monstre de béton aux six étages grand comme plusieurs terrains de sport semble imperméable à toute manoeuvre de destruction à tout le moins le coût d'une telle opération serait exorbitant.

    En sus de cette contrainte métallique, l'antre du vaisseau mère est gavé d'amiante. De la sorte, le poison menace à tout instant, d'autant plus lorque les pelles-mécaniques se présentent. Ces caractéristiques techniques s'opposent à l'ambition qui se dessine au fil de la révélation du chantier : assurer une monté en gamme de l'Université.

     

    Ponceuses à plein régime

     

    Véritable trame du projet, l'ambition d'être le meilleur, de faire mieux que ceux de la liste, s'insinue dans chaque phase, dans chaque élément du dispositif. A cran, un employé de l'université regrette déjà l'ambiance d'avant qui par vague se dissipe emportée au gré des bennes de déchets de chantier. Presque nostalgique, cet ancien des services techniques imagine déjà les contours lisses, poncés à nue de la nouvelle université.

    Cette peinture des plus moderne donne à voir des contours du nouveau campus tandis que la fac disparaît sous les dernières couches de vernis. Pourtant, le vaisseau amiral semble à l'abris des assauts de la modernité, protégé par ses multiples malfaçons, par ses dépôts d'amiante. En fait : il n'en n'est rien.

    En effet, si les plans du futur campus inclus de conserver le vaste bâtiment principal, la destruction de son âme est en marche. Point par point, presque insidieusement, l'ambition implacable du plan campus, réduit l'organisation, efface la mémoire sociale du site. Pour ce faire, le calendrier des travaux comporte des opérations biens spécifiques.

     

    Des patissiers urbains qui défont le millefeuilles 

     

    Dans un premier temps, l'accent est mis sur l'éclatement des départements : ces espaces qui par disciplines se partageaient le bâtiment. Au 5ième  la psycho ou au 2ième l'espagnol, chaque couloir correspondait à un contexte particulier régi par ses professeurs, fréquentés par les initiés de la spécialité.

    Cette mozaïque invitait le visiteur entre affichettes et portes personalisées, entre portions propres, cliniques et espaces plus déjantés. Là où les étudiants "en musico" grattent et devisent, là ou les philosophes sont perchés, ainsi était le monde de Régis. Chaque jour comme pour la gazelle de savane, le paysage enchanté de Régis disparaît un peu plus.

    Dans ce trou noir, les collections d'ouvrages des départements sont systématiquement évacuées au profit de la bibliothèque principale. Ainsi, les départements sont-ils vidés de leur substance, là où la bibliothècaire ignore son devenir. Dans cette immense salle du rez-de-chaussée, les racks hier achalandés de milliers d'ouvrages en langue anglaise sont vides et froid, les chaises desertées.

    Du reste plus tard, les couloirs de la fac deviennent alors de simples couloirs desservant de simples salles de cours. Au dehors, les paysagistes dessinent le parfait, l'impeccable. Alors les vas-et-viens extérieurs se font comme à la ville. Comme une peinture invisible mais puissante, l'incipide s'incruste jusqu'à la cime des arbres derrière les derniers graffitis poncés en permanence. 

     

    Un couloir aux multiples portes s'offrait à moi

     

    Non loin, les nouveaux bâtiments éclatant de verre et de métal narguent de leur modernité le bâtiment principal. Ce contraste, ce mélange des genres intervient comme une problématique à résoudre pour servir les ambitions de Campus. De fait, il s'agit de moderniser au maximum les batiments survivants traités à présent comme des encombrants.

    Dans ce dessein au-delà du ravalement complexe des façades émiétées, Campus prévoit un cahier des charges très strict pour le réaménagement du vaisseau mère. Déja certain amphithéatres, salles de cours magistraux, ont été mis aux normes. Plus tard c'est chaque porte du batiment qui sera changée, les panneaux d'affichage normalisés. 

    En coulisse le mercato pour l'occupation des nouveaux batiments est déjà terminé, certain envisagent alors le vaisseau mère comme une arche de Noé. Sans avenir, les survivants accrochés à leurs archives restent dans l'expectative, une mise en abîme de leurs vies en de simples souvenirs.

    Plus tard à la cafet un étudiant rêve à son avenir. Depuis sa fenêtre du 3ième Robert n'en ratte pas une miette pestant contre Campus, déjà le groupe de jeunes se disperse vers les tours de verre.
     

    action
    contexte
    couloirs
    couloirs  en cours d'évacuation
    5ème
    hs
    étiqueté pour le grand voyage
    enseigne encore en place, pas pour longtemps
    cureur en action
    curage en cou

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