• En feuilletant un vieux ouvrage, un volume des Oeuvres complètes de Voltaire, le tome 44 d´une vieille édition de 1823, je restais sidéré par ce que j´allai découvrir. En effet, si les proses de Voltaire sont des plus intéressantes, de curieuses annotations inscrites en marge de certaines pages constituaient le journal d´un résistant. 

    Au fil des 430 pages, cet homme a consigné des faits d´évasions, de sauvetages, de récupérations de soldats en France a partir de la fin des années 1940. Je vous propose de découvrir le contenu de ces notes in extenso, certaines sont indéchifrables voir codées, d´autres livrent de précieux détails sur les hommes aidés par le résau de résistants, leurs pacours.

                      "Frank Allin Milhouse Ranybury Wiltshire 101 Sq"

                      "Oliver James 745340 Sergent 83 Sq Shot on Morlaix 22.03.41"

                      "William Mc Grath 589464 82 Sq sh. Faliry Danmark 13 A 1940"

                      "Cap. Richard C F Aston 151 Provost Compagnie CMP Région Calais 18 mois"

                      "George Reives Cap au long cour feb 42"

                      "Major Robert Challoner 976864 Lieutenant Royal escaped from Heilay near Rouen prisonner 17 of june Molleval near Rouen feb 42"

                      "Flying off. Meyjslaw Taras Sq 300 bomb abattu sur Ostende avait bomb Munich x Monsieur Benoit"

                       "Lt Cl ou Cl Kamionko breveté état-major était a Narosik en France hier occupé depuis armistice plusieurs tentatives avortées pourjoindre le FPL Patrick Heny mecan"

                       "Ladislas Radwanski flying officier Esc 300 Me P 1006 Major Ph. Newman RAMC taken in Dankirk, escaped from Rouen Mamfield Ingatestore Essex"

     

     

    A suivre


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  • Alors que les habitants se réveillent, pour certains s´apprêtent à partir au travail, d´étranges visiteurs se présentent aux portes de la propriété. Sous forme d´un convoi, un groupe d´engins entreprend de gravir le petit chemin d´accés au domaine. Au pas de la montée, l´inévitable confrontation. Dans cette étrange réunion matinale des hommes aux vêtements orange sauf un qui semble être le chef.

    En face, les représentants des habitants sont plutôt des femmes, la plupart des hommes sont partis ou ont quitté le projet au fil des ans. La négociation s´engage autour de l´accés des engins forestiers a cette vaste parcelle montaiguesque tout en bois et forêts. Si en façade, les motifs de cette action relévent de la prévention des incendies de forêts, en réalité il en va tout autrement.

    Finalement, les hommes oranges se répartissent la charge de la dizaine d´hectares à traiter, déjà la mélodie des tronçonneuse raisonne en tous points du domaine. Le petit groupe d´habitants envisage la présence de ces forestiers à la charge de l´Association caritative La Croix Rouge comme une nouvelle démonstration de force de leur rival.

    Les trois familles occupantes historiques des lieux ont pourtant bien essayé au fil des vingt-neuf années, écoulées depuis leur établissement, de marquer leur propriété. A l´origine de cette situation, la recherche par de jeunes actifs parisiens d´un cadre de vie idéal dans la cité aixoise. Dans cette quête c´est finalement la petite colline du Montaiguet qui va retenir toute les attentions. A mi-pente du petit massif se trouve une maisonette à louer elle même inclus dans un vaste domaine.

    La propriétaire propose aux jeunes d´occuper la maisonette voisine à sa villégiature de vacance, pour un loyer trés faible. Ce procédé est comme le décalcomanie de nos contemporains pool house à louer, là ou le bourgeois est en recherche de revenus complémentaires, la dame de l´Oratoire ne cherche qu´a rompre  d´avec un isolement programmé. Pour cause, cette dernière reste avec son frère, l'unique héritière d'un fabuleux patrimoines immobilier dont l'eden du Montaiguet n'est qu'un amuse-bouche.

    Au fil des jours, les nouveaux venus découvrent le cadre rupestre du domaine dont les branches ne demandent qu´à être taillées, les fleurs à être soignées. Bientôt, les trois couples ne sont plus réveillés au passage des sangliers qui patrouillent, par les cris du jeune marcassin égaré. Les saisons passent quant un jour la propriétaire toujours restée à la ville, vieille fille, rend l´âme. 

    A la suite du funeste événement nul parent de la défunte ne se présente pas même son frère : lui-même décédé quelque années plus tôt. Pendant ce temps là, la vie s´organise à présent en familles avec l´arrivée des enfants au sein des couples de locataires. L´éveil des enfants ne souffre pas de carrence en terme de travaux pratiques. Des restes d´une masures reléguée en annexe, jadis occupé par une locataire vivant dans le plus stricte dénuement, surgit bientôt une agréable habitation desservie par un impressionant jardin d´agrément. Plus haut, un petit bassin de nage assure les joies de l´eté, les bébés d´hier devenus ados aiment construire des cabanes dans les arbres, restaurer en garage à cyclos les vieux box de bois sous les pins.

    Dans un bureau en périphérie de la ville, un juriste atteste à un représentant de la Croix Rouge de la validité du leg : il s´agit d´une importante propriété dans les quartiers Sud d´Aix-en-Provence. A la suite de cette révélation, des représentants de l´association se présentent a terme ponctuel cherchant a faire valoir leur droit malgré les dizaines d´années d´occupation revendiquées par les représentants des deux familles.

    La guerre se joue alors en tranchée, par le biais de courriers recommandés, d´actions plus ou moins visibles : la pause d´un panneau de "Propriété de la Croix Rouge" par les uns entraîne la pause d´un portail par les autres. Entre deux set de cette partie infernale, l´idée du déboisement apparaît comme un vice, un investissement propre à l´affirmation de propriété. Losque les oranges repartent, les occupants historiques restent sidérés, un superbe ensemble de ruines, ses rues, ses caneaux sont apparues aux confins du domaine.

    un foyer
    harmonie
    bassin de nage
    prévention

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  • "la vieille qui gueule"

    Toujours a la recherche de l´apocalypse, Paco et les autres cherchent a être là au bon moment. 20h20 caisse centrale : des hurlements. La voie d´une femme porte haut cris et insultes désuètes. A l´approche déja le monologue est plus audible, la crieuse promet sa fuite à la concurrence. De l´autre côté du comptoir, les agents de permanence de concert avec les vigiles patientent jusqu´à la fin de la tirade. D´un point de vue politiquement correct, la scène s´articule, chacun reprend ses courses, certains rangent à présent leurs portables : le film est posté.

     

    Depuis quelques semaines, les ires se multiplies au centre commercial, certains clients fidèles depuis Rally ne reviendrons plus. Un vent de révolte souffle dans les rayons au Géant Casino du Jas-de-Boufan. Si de l´aveux du cadre de service les prix des articles ont considérablement chutté, il en irais de même pour les prestations offertes à tout le moins que le client croyait acquises. Comme un engrenage qui aurait rouillé, un ensemble de tétons non huilés, le monstre commercial semble chanceler. 

    En ce samedi de mars comme au dernieres heures d´ouvertures du lundi suivant, l´espace des caisses est comme une fresque des coulisses d´un paradis communiste perdu. Les clients doivent ainsi patienter quelques dizaines de minutes; pour la "vieille qui gueule" se sera 34 minutes pour passer en caisse. En coulisse, le directeur de l´établissement est montré du doigt avec lui les hauts dignitaires de Clermont-Ferrand qui feraient tout pour lester la barge.

    Le programme de la direction laisse transparaître les ressorts d´une adaptation à la concurrence à marche forcée selon une équation dont les termes sont la baisse des prix et la gestion-pressurisation du personnel. Postes non remplacés, lá ou les agents patrouillaient en doublon, ces derniers envisagent à présent la prise de poste comme un moment de solitude souvent dans un contexte de gratuité : il s´agit d´assurer les heures de travail de ceux qui ont quitté le navire. Amer, le flôt de clients se tend au passage des caisses, tous irrités par l´absence de personnel tandis que les caissières, authentiques otages, doivent recueillir cette somme d´amertune. Sûre que derrière des perssiennes de bureaux laquées certains patientent. Finalement de simples spectateurs du processus antisocial en cours. 

     

    "l´homme de la caisse du Géant suit une BX"

     

    En retrait de la scéne, un des client a renoncé : pressé par le temps. Dans quelques minutes l´individu a rendez-vous "2eme rond-point de Puyricard". Déja la BX patiente sur place. En un coup de phare, le type de la caisse du Géant suit l´inconnu à la BX dans la nuit. Au bout de quelques kilométres la vieille auto ne fait plus du tout raccord avec le paysage. Le portail se referme, c´est en auto qu´ils progressent dans l´immense propriéte. Devant ce qui semble être l´entrée principale la BX et la R5 sont a présent stationnées. A l´interieur, le propriétaire de l´immense demeure guide déja l´inconnu vers les sous-sol.

    Contemplatif, l´homme de la caisse du Géant est tres satisfait par ce qu´il voit. Du reste, son hôte ne demeure pas de marbre : ses yeux brillent devant la chose. Sans âme il pousse une lourde porte métallique. L´homme de la caisse du Géant reste en retrait, plein de compation puis a l´appel de l´inconnu apporte son aide. Dans l´action, Anatole se présente à Bertrand, s´épanche enfin quant à ses émotions. Très triste, c´est avec grand regret qu´Anatole cède sa vieille R5. Les 100 euros sont échangés, Anatole regarde les deux autos attachées partir avec le gars du Bon Coin.


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  • Alors que les autos filent, certains s´attardent aux abords des machines a cafés. Cette aire de repos a fier allure considère Vladimir ravi d´exposer à qui veut l´entendre la prochaine construction d´un nouvel hôtel low cost sur l´Aire d´autoroute de Lançon de Provence. Très fort ce dernier enchaîne évoquant la fin tres discrète de l´Hôtel Mercure détruit sur le site en 2010. Il faut croire que les dieux avaient abandonnés le bâtiment.

    Sur le départ, Vlad a a-peine le temps d´évoquer le jour ou les tractos ont mis à terre le colosse : la-bas derrière les cyprès. La table haute reste vide quand une usagère vient se féliciter de sa manoeuvre. Exitée, l´automobiliste est ravie de son astuce. Avec ses pièces taïlandaises, non seulement elle a un café a l´oeil mais en plus elle recupère un euro. Au centre fort là ou les ventres des machines finissent, une responsable exulte : encore une de ces satanés pièces.

    Pedro recommande de mieux régler les appareils lorsque Sabine craint que cela ne décourage les clients et leurs saletées de pièces usées. Un petit cri en arrière-salle : Stephanie a encore trouvée une vaticane. Le soir venu, les trois passagers d´une voiture sont bigrement exités. Pour eux le choc est de taille, à la clé la degustation d´un menu dans l´unique Burgerking de France à Marignane. Dans l´aérogare international Marc et Govin se gavent tandis que Stéphanie montre enfin sa nouvelle vaticane.

    Entre deux bouchées, "elle est belle ta pièce" puis un : "il ouvre quant le Apple Store à Aix". Sur le retour c´est le silence d´après fast food. Stphanie tente d´y aller sur les fameux traits, ces traits suspects emis par les avions surtout les dimanches matins. C´est aux puces sur une déception qu´ils lui reviennent en tête. Avec d´autres, elle regarde ce ciel zébré improvisant une conversation sur le déclin sans fin du Marché aux puces d´Aix. Sur place rien ne va plus, le patron s´est mis en tête de faire payer les visiteurs, de les photographier afin de les encarter.


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  • xcv
     
                                            LA TORSE                                                  LA NIADO  SAOU MARQUA  CHANTE PERDRIX 

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