• LA PATERNITE DU QUARTIER VALCROS

    La fin programmée d'un "lieu presque irréel, un lieu miraculeusement resté à l'abri des villenies du siècle et des coulées de béton qui ont submergées tant d'hectares de campagne aixoise depuis quelques décennies" voila ce que prédit en substance Paul-Henry Fleur par l'entremise d'un article paru dans la Provence daté du 24 janvier 2010. Dans un premier temps, il importe pour aborder le sujet de reprendre l'appelation retenue pour nommer la zone : le quartier de Valcros.

    Cette abstraction géographique tend à signifier les abords d'Aix-en-Provence située au-delà de l'autoroute à hauteur du quartier d'Encagnane. Comme une frontière, l'autoroute à su rendre droit le terrain et définir l'espace en aires au-delà des clivages hérités de la gestion en mas des terres. Parmis ces bastides, ces domaines, certains sont encore debout et jouissent de coquettes restaurations, de terrains formés en paysages. A l'opposé, les plus proches de l'autoroute ont depuis longtemps renoncés à leur allure, elles ont sombré à l'image de La Grande Thumine dont l'allée de désserte finit en grillage autoroutier ou de la célèbre villa des Esprits, domaine de Trenet, dont la fonction actuelle relève de l'underground artistique. L'article cité relève à propos du domaine sa période squatte or ce dernier n'a jamais été squatté. Et pour cause, vide de tout mobilier, la bastide n'est qu'un hantre obscure ou l'oeuvre des pilleurs de matériaux s'est conjugués à de puissantes équipes de taggers Dehors un petit incendie à rendu diforme la serre-orangerie. Les oeils de boeuf des tourelles sont comme crevés et les portes toutes défoncèes. Partout les pas bruissent d'éclat des verres des bais qui pourtant étaient d'une incroyable épaisseur. En haut la chambre de Charles reste la plus humaine lorsque les autres espaces sont invisibles entre pénombre et gravas.

    Plus loin, au sud au-delà de l'autoroute, les champs bordent l'autodrome, un vieux château triste voisin finit d'être restauré. Non cité dans l'article, l'édifice est pourtant remarquable avec ces tours parées d'ardoise. A la suite, s'étire le hameau des Martély. Ce petit quartier en partie occupé par des gens du voyage sédentarisés est à la lisière de l'autoroute et de la voie ferrée et ressort comme au centre du dispositif d'urbanisation en marche. Déjà, depuis la Pioline, le Carrefour d'Aix-les-Milles de nombreux commerces, entreprises ont pris place le long de la "petite route des Milles" dont l'appelation est en sursie. Sur la droite de la voie, l'autoroute ne permet pas l'installation après le complexe EDF, à gauche par contre une large bande de terre se dessine entre la voie ferrée longeant la route plus haut en aplomb. Si les enseignes présentent ont longtemps rivalisées par leur discrétion, l'heure n'est plus à ces temps de retrait. Plus loin, une pâte d'oie suggère une direction à gauche et un petit tunnel permet de retrouver le quartier des Martély à gauche et le Golf d'Aix à droite. Tout droit, l'impasse des Pibouls longe l'autoroute et dessert quelques habitations éparsses.

    Cette impasse rurale est en passe d'acquérir les traits de l'urbanité. Finit le temps des casses automobiles abandonnées. Le temps des gitans abrités plus haut dans le vaste domaine propriété d'une collectivité locale est compté. A leur place, l'argent des fonds de Nex-city seras mis à profit pour l'installation de bureaux à destination des collectivités locales. "L'Ensoleillé", qui fut un temps un magnifique domaine va sortir d'une période végétative de près de vingt années. Entre le modèle "Duranne" et la dynamique avenue du Club Hyppique l'ensemble, déjà dans les cartons de l'institutionnalisation sous le sobriquet de Valcros, est en passe de devenir.

     

    La Suite : plusieurs articles dans la Provence sur le combat des "Valcros"

    -  "Manifestation cet après-midi pour défendre Valcros" par Paul-Henry Fleurs édition du Samedi 13 mars 2010

    - "Un collectif de défense de la Campagne Valcros" par S.P. dans l'édition du Dimanche 14 mars 2010.


  • Commentaires

    1
    CIGALE
    Mercredi 31 Mars 2010 à 11:26
    Notre ville d'Aix s'asphyxie déjà d'un trop plein d'habitants, Aix et environs. Au sens propre la qualité de l'air y est aussi mauvaise qu'à Athènes ! Chaque habitant possédant son véhicule... Par conséquent, le souci des élus devrait être de prévenir cette ville de problèmes de santé, graves, pour ses habitants en ne laissant pas se construire d'autres cités, qui ne pourront qu'aggraver le phénomène. Ensuite, le devoir des élus est de ne pas permettre n'importe quoi à l'appétit des promoteurs dans une ville historique. A une époque où l'importance de la Nature est reconnue, où le souci de l'environnement gagne tous les jours des adeptes, il semble que nous allions a contrario de ce programme. Aix doit conserver ses terres agricoles, Aix doit défendre son patrimoine, dont ses vieilles bastides. Elles font partie de l'héritage de Cézanne. Les amoureux du paysage aixois sont nombreux et sans frontière. Par conséquent, au regard de tout ces éléments, la Ville doit réfléchir et renoncer à poursuivre une politique d'urbanisation qui ne peut qu'être nocive, contraire à ses intérêts, dépassée , pour tout dire criminelle !
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