• POUBELLE URINE ET TAGS : L'ORDRE JUSTE

    En ce mardi après-midi, la cité aixoise s'ennivre du soleil revenu. Dans l'une de ses étroites rues des agents très spéciaux veillent au bien-être des citoyens. Dormez tranquille braves gens, "la brigade" surveille vos déchets. Ils sont trois, deux hommes et une femme à etrainer leurs tous nouveaux uniformes, ceux de la Police de l'environnement. Cette cellule créee il y a quelques mois est une excroissance de la très puissante Police municipale aixoise.

    Le but assigné à ces hommes est selon l'un d'entre eux de lutter contre "toutes les formes d'incivilité". Pour la Revue de municipale "Aixendialogue" - n°43 de mars 2010 - "la police de l'environnement était atendue par un grand nombre d'habitants, fatigués de subir le comportement d'une poignée d'inciviques" . La tenue des policiers verts placé sous l'autorité d'Hervé Eygazier - Directeur de la sécurité - est toute particulière evoquant tout à la fois celle du Garde-chasse et celle du Policier ordinaire. Les premières patrouilles retiennent toute l'attention du publique qui s'arrête volontier pour questionner ces nouveaux fonctionnaires municipaux. Le devoir de communication semble bien intégré au corps dont les membres rivalisent de démonstration pour justifier de son existence avec notamment à l'appui la distribution de tracts informant sur les "horaires obligatoires de sortie des ordures ménagères".

    Dans cette rue étroite non loin de la Mairie, les badaux semblent convaincus. Pour l'heure, la première intervention de la journée s'impose au détour d'une ruelle. Insolentes, trois portes réformées souillent la chaussée. Les huisseries ont de toutes évidences été laissées là.  L'un des fonctionnaires cherche des indices alentours et n'hésite pas à sortir sa Mag Light pour épier l'intèrieur d'un garage mitoyen à la scène de crime : rien de ce côté. En bon inspecteur, le policier de l'environnement observe en tout point les immeubles alentours pour trouver une trace, des indices d'un chantier propre à identifier l'origine de ces déchets devenus si encombrant.

    L'objectif des missions est de parvenir à un haut degré de salubrité dans l'agglomération aixoise quitte à user de la contravention : compter entre 70 et 120 Euros selon "l'infraction au Code de la rue" constatée. Au dire de l'un des agents, les cibles auraient été répérées lors d'une première vague d'investigations menées incognito. En effet, à la phase actuelle de travail en uniforme à précédé une "évaluation du terrain" en tenue civile. Pour l'un des policiers, il s'agissait alors de recueillir du renseignement, de repérer les mauvaises conduites. Dans cet "audit", le Quartier Mazzarin est cité comme le bon élève tandis que le secteur de la Verrerie représente une zone à traîter en priorité. Les habitants de ce derniers secteurs "comporteteraient une plus forte proportion d'incivils". Il faut croire que les espaces vides du Quartier Mazzarin, les dizaines de chantiers en cours dans les hôtels particuliers ne créés pas de nuisances pour l'usager de la ville.

    Peut être victime de leur succès, notamment nocturnes, les rues de l'hyper-centre seraient le repère des éléments rebels. De ceux qui n'hésitent pas à uriner dans l'une des "rues de la pisse"  aux emblématiques fouisseurs de poubelles parfois chaussé de bottes, ces derniers représentent les nouvelles cibles désignées comme les chancres de l'incivilité. De même, garre à celui qui vidant son petit appartement serait tenté de poser en tertre les affaires écartées lors de l'évènement. Ainsi, comme ces portes abandonnées, les objets rebus de déménagement deviendraient des pièces à conviction, versées à la charge de ceux qui s'en sont déchargé.

    Loin d'être insignifiante, la création de cette nouvelle unité de police très spécialisée entraîne de micro-coupures dans des shèmes constitutif à l'identité de la ville. Pas de celle que l'on peut signifier en un tour de logo ou rendre au travers d'un descriptif touristique stilisé. Le système atteint relève de ce qu'un citadin peut ressentir, éprouver dans sa ville. Comme auto-guidé, le passant fleurs les efluves de son quartier. Un chinois jette au coin des casseroles sans âge qui pourtant semble intéresser ce jeune qui traine depuis quelques temps en habits de clochard. Dans l'après-mide c'est une chaise enfoncées qui fera un bon feux de cheminée. Ainsi aux histoires de meubles cassés, aux environnement instables superbes par leur hapening, devraient succèder le lisse de trotoires stalinement prores, le sinisme puant de poubelles sorties dans l'ordre.


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