• REALTOR, CABRIES

     

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    Comme au Lac de Fléchizaff

    Alors que le flot de circulation ne tarie pas jusqu'au dernier des trains partant de la gare Aix TGV toute proche, les eaux du Réaltor servent du calme à tout un quartier. Niché sur la route menant d'Aix en Provence à Vitrolles, le Réaltor est comme une enclave dans un secteur voué à l'usage des transports. Ainsi, l'accès à ce lac artificiel creusé à la fin du siècle dernier, dès 1871, est peu aisé. Il s'agit de jouer du volant pour s'insérer dans la petite voie d'accès, à la clef, un joli demi-tour de lac.

    Le Réaltor présente une surface de 70 hectares asservit au Canal de Marseille dont il fut l'une des pièces majeures en qualité de réceptacle des eaux venue de la Durance et du Verdon. A son bord seulement quelques maisons accessible depuis le front de lac. La route de desserte finit en impasse de toute part avec son lot de chemins à la propreté douteuse. Si le fond du lac n'est pas celui de Fléchizaff, ce dernier recèle tout de même quelques curiosités. Outre les espèces de poissons endémiques au bassin, des vedettes de l'armée américaine sont envasées dans les abîmes du Réaltor.

    Restaurant démembré et linge blanc,

    A l'origine de ces épaves, la proximité de la base militaire américaine de Callas fermée en 1947. Cette enceinte militaire ouverte dans la foulé du débarquement allié avait entre autre la fonction de camp de prisonniers. Au départ des troupes américaines, le matériel fut laissé sur place, dissimulé à la hâte, notamment dans le bleu des eaux du Réaltor. Rêveur, le passant reconstituerait bien le naufrage à la terrasse du restaurant local. Bien placé, ce dernier est posé sur la meilleur des berges.

    Pour autant, aucun service, ni boisson, ni nourriture : l'établissement est en ruine. Une enseigne annonce le "menu étape" vaguement visible sous des tags bariolés. Côté cuisine tout est ravagé, les portes des chambres froides ont été arraché, le nu des carreaux murales est hideux. En terrasse, le chaland craint l'arrivée d'un serveur fantôme, l'apparition d'un pizzaiolo auprès des grands fours éventrés.

    L'âme du lac parle, rappel dans cet écrin de ruine le sort de cet enfant trouvé mort enveloppé d'un linge blanc sur les berges le dimanche 30 juin de l'année 1901. Muet, le lac ne livre pas un mot, du calme de ses roseaux aux dallages saccagés, en terrasse rien ne manque : l'intrigue d'un épisode de Derrick.

     

     

     

    Quelques clichés du lac en terrasse

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  • Commentaires

    1
    jinette
    Mardi 30 Octobre 2012 à 14:30

    Native de calas, habitant tous pres  du lac et du restaurant qui à etait une pizzeria pendant plusieurs annees tenu par des amis  et ou on allait nous jeunes ados boire et manger volontier dans ce resto;  voyant cela je trouve inadmissible que personne


    n est pas réagi

    2
    jinette
    Mardi 30 Octobre 2012 à 14:33

    Pour  nous, cela faisait parti de notre vie a calas nous avons fait des mariages des reveillons enfin beaucoup de fetes!!!!!

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