• En route sur la Côte-d'Azur pour le Domaine du Fournel         (mise à jour Décembre 2011)

    Comme un songe à la serenité, certains paysages inspire la reflexion, la prise de recul au-delà de la simple aisance photographique. Devant Volvic on contemplera tous ces siècles comme au contact du rebond de la pierre sur l'eau la fin du ric hochet sera rêvée. En ouvrant les yeux ces étranges constructions étaient toujours là telles des vaisseaux lunaires. Déjà, les observant depuis le ciel à savoir sur Goggle Heart je les avaient imaginées comme autant de soucoupes abandonnées à quelques kilomètres de la Méditérrannée sur cette petite route, la départmentale n°8 entre la station balnéaire des Issambres et sa commune de rattachement : Roquebrune-sur-Argens.

    carcasse vigile

    Sur cette route qui depuis le Col du Bourgnon aux Issambres descend vers la plaine de Roquebrune a été édifié dans les années 1960, un complexe de vacance nomé Domaine du Fournel. L'accès depuis la route des Issambres se fait sur la gauche au moyen d'une route privative qui ne dessert que la dites propriété.

    La montée au paradis

    Le Domaine des Routes remanié en Domaine du Fournel vous acceuille alors fort de sa trentaine d'hectares. En bord de route l'entrée bien qu'anonyme est inmancable et les voitures de manquent pas sur le petit parking véritable appendice de la voie d'accès. En s'y engageant, la route prend d'entrée une forme courbe quant au revêtement il se résume à une terre mainte fois battue. Les trous sur la voie poussent à une proximité dans le véhicule qui de joviale poussent à la plainte des uns et des autres tandis que l'automobiliste averti constatera de la vulnérabilité de son véhicule. Au bout de quatre virages : la pinède de part et d'autre et une route trouée. Le stationement est préferable, d'autant plus qu'en certains points la largesse ne manque pas à cette triste route. De tistesse tous le terrain est emplis tant en vérité le site est à l'abandon. S'il est des endroits cristalisés comme figés dans le temps, Le domaine des Routes en est une des pièce remarquable. 

    Un complexe de vacance très spécial

    En marchant, la route se décline bientôt en mille chemins qui sont autant de pistes tracées par ceux qui avait cru en ce bout des Petite Maures, terre parrait-il très difficile à apprivoiser. En le tentant, des associés, pour la plupart du coin firent l'acquisition de parcelles puis les unissant envisagèrent d'édifier un campinge et quelques agréments qui s'étendrait tout au long du Vallon. Lorsque la chose fut faite d'un point de vue foncier, le temps des travaux vint et aux jours se succèdérent les jours jusqu'à édifier les bases parfois très avançées d'un centre commercial, de routes, d'équipements sanitaires et d'un ensembles de constructions dont l'état oscile entre la ruine factuelle et un état d'abandon simple. Les projets des promoteurs de l'époque basés à Paris et à Bruxelles étaient selon une brochure publicitaire de vendre à chaque vacancier "son coin de Côte d'Azur".  Jamais aboutie, le projet comprenait outre les emplacements et équipements classiques un restaurant, un snack bar, un service médical, deux piscines dont une olympique...A la façon des résidence en time shear phantôme, le Domaine de Fournel semble n'avoir été édifié que pour servir un mécanisme d'extorction exercés par les promoteurs sur les clients.

    ligne H.T H.S

    Les soucoupes volantes dissiminées en tous points du terrain paraissaient du ciel comme des soucoupes volantes. Depuis la terre, certaines coincées dans la forêt et verdits évoquent les casemate du Vietnam de Platoon. Leur forme éliptique procure un utile rassurant pour ceux qui auraient crû rêver tous ces étranges ronds dans cette si belle végétation des côtes varoise. Des causes de la perte d'âme de ce complexe touristique ont peux retenir la faillite financière dont à souffert le projet qui a aboutti à un abandon total du site à tout le moins à propos des activités assignées par les créateurs du projet. Au sol, notamment sur les voies d'accès, de nombreux éléments font se mêler les scénarios comme autant de couches, d'histoires à dissocier. De tous celà nous retiendrons comme papier peint principal l'abandon du site et donc l'abondance des restes des intérieurs, des constructions déjà édifiées au sol et pris en lui. En sus de ces restes, véritable boulli de récupérateur, s'additionent les différentes traces d'occupation en squatte du terrain même si son isolement et la déconnexion au réseau de distribution electrique local limite nécessairement l'entreprise pour qui n'est pas ermite. Du reste, des teufs se déroulent épisodiquement sur le site ajoutant par touche des traces de vies.

    003 

    001
    avant la douche
    Chauffe-eau epuisé
    l'un des impressionants bloc-sanitaire
    WC survivant
    la station d'épuration, une Venise verte
    les pompes rouillées de la station d'épuration
    Projet Dharma ou réalité ?
    Derrière les mur des toilettes
     
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    007
    Extrait de la plaquette publicitaire (1966)
     Restes de la petite épicerie
    Un lieu inflammable
    Escalier vers nul part
    Détail de la station d'épuration
    Jungle bath room
    Camion brûlé et jetté là
    Ligne EDF interne
    Vomis de constructions

    Pour l'humain, à s'y rendre prévoire une bonne demie journée et une monté impossible dans la zone exepté en véhicules tout-terrain. Gare au Roswell...


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  • En suivant l'Avenue de l'Europe qui prend source depuis Aix-en-Provence centre à hauteur du très cubique Pasino s'entrecroise à gauche comme à droite des résidences H.L.M. ou non. Quelques commerçants ont tentés leur chance en rez-de-chaussé avec plus ou moins de chance. L'enseigne Aldi par exemple située sur la gauche à hauteur de la voie ferrée attirent un large publique. Juste derrière, le groupe Dassault Systeme est comme masqué par l'enseigne du hard-discounter. Après le pont de la voie ferrée sur la droite, un espace de verdure procure un paysage, une ombre différente.Les végétaux forts variés sont lottis derrière un épais mur qui court sur une centaine de mètres. Il s'agit de l'arrière de la somptueuse propriété du Docteur Corsy. L'accès officiel à la demeure du maître se fait face à la cité H.L.M. éponyme.  La bâtisse est sise sur un terrain largerment arborhé et vaste de plus de deux hectares. Cette perle au milieu d'une zone à présent ultra-urbanisée est le fruit d'un légue consenti par feu le Docteur Corsy à la commune d'Aix-en-Provence. La demeure reçue naguère, du temps où les alentours restaient de bois et de champs, de nombreux visiteurs illustres dont certains marquèrent de leur talent les murs de la demeure à l'image de Cézane. Un temps abandonnée , délaissée, la propriété a finalement retrouvée une âme à travers son gardien et les activités culturelles qui s'y déroulent de temps à autres. Du reste, il y a quelques années les allées n'étaient que friches et l'arrière du jardin : une jungle.

    Revenons sur l'Avenue de l'Europe et à présent contemplons l'édifice de Météo Fance.Luisant de toute sa modernité, le siège régional est pourtant implanté en ces lieux depuis plus de trente ans. N'en déplaise aux années, un ambicieux programme de réhabilitation conjugué au nouveau logo de l'entreprise météorologique ont suffit à rajeunir l'ensemble des bâtiments. Certains bâtis ont dans le cadre de ce chantier vieux de deux ans purement changé de destination. Ainsi, deux  confortables maisons de fonction agrémentées de leurs jardinets ont été reconverties en espaces de bureaux. Plus loin dans l'allée, les douanes jouissent d'un imposant bâtiment. De retour sur l'Avenue de l'Europe à la hauteur du croisement de Météo France de l'autre côté de la route un édifice fait de béton précontraint est dédié à l'aide aux personnes les plus démunis. Depuis ce lieux et en ce lieux est aidé un publique en majorité constitué de personnes SDF auquelles est apporté un réconfort, une assistance que cette dernière soit d'ordre alimentaire ou lié à l'hébergement. Par voie de conséquence, il est courant pour l'automobiliste d'être sollicité à cette endroit par des mendiants . Derrière le bâtiment de la Croix-Rouge, la D.D.E. possède une base, une ancienne route qui jouxte l'autoroute et déssert l'arrière de la structure. Sur quelques bouts encore asphaltés quelque infortunés ont élus domicile et vivent là avec pour seul abris quelques carravanes. Plus loin encore et comme ensérré entre la voie ferré et la chaussée de l'autoroute, un campement rappel les pires heures de la France : le temps ou l'acceuil de l'étranger était formalisée par le rituel du passage au bidonville urbain à l'image du bidonville aixois des abattoires - à l'emplacement actuel du Pasino - résorbés à la fin des années 1980. On notera le regroupement au bord de l'autoroute de nombreux acteurs institutionnels ou issu de telle structure comme Météo France, La DDE, La Croix Rouge, Auberge de jeunesse ou encore Les Douanes. Le caractère publique de cette portion d'autoroute a certainement conduit à une telle configuration dans le cadre d'une redistributon de la terre après l'achèvement du tronçon autoroutier.

    De retour sur l'Avenue de l'Europe, un stade borde à présent la route sur la gauche avec jadis un bâtiment qui semblait être une ancienne demeure tronant au milieu de l'infrastructure comme un champignon. La bâtisse fut un temps un commissariat de police puis fut détruite il y a environ trois ans. A la suite, un terrain vague constitue les restes d'une entreprise fermée il y a quinze ans environs. Laissée à l'abandon, les bâtiments furent un temps le repère, la cabane, le lieux de passage pour bon nombre de jeunes et de moins jeunes des quartiers environnants. L'arrivée au rond-point formalise notre entrée dans le quartier du Jas-de-Bouffan. Prenant à droite, très vite un deuxième rond-point de taille plus réduite s'impose. Sur la gauche, la voie mène notamment à la MMSH - Maison Médiranéene des Sciences Humaines. Il s'agit ni plus ni moins d'une ambassade de la très importante Faculté de lettres aixoise dans le quartier. L'activité du site est principalement axée sur des travaux de recherche et notamment dans des discipnes telles que l'archéologie ,la sociologie ou encore l'anthropologie. Très moderne, l'édifice n'est vieux que de six ou sept années. Organisé autour d'un jardin central, les bâtiments culminent sur trois niveaux orchestrés avec une architecture agréable. Dans l'espace jardin l'impression d'atrium est sympathique d'autant plus lorsque l'eau circule dans la suite de bassins et de rigoles installées. D'autres espaces boisés sont inclus dans les bâtiments et restent un idéal pour chercheurs avident d'espace de relexion incongru. La cafet façon self-cantine domine, depuis une mezzanine, un large hall avec comptoire d'acceuil. On notera les distributeurs à café au fond à droite comme un prélude des toilettes logées à la même enseigne.

    Après la MMSH un mini rond-point permet de rejoindre un parking-impasse. Les riverains sont un club de tennis et le Château de l'Horloge. Longtemps cette bastide, qui fut fort belle, fut abandonnée. Bien que régulièrement mûrée, la demeures fut durant dix ans environs le théâtre de nombreuses pièces. De celles qui miment une jeunesse tumultueuse réfugiée dans le shitt et le trip cabane à celles qui finissent dans le sang et les larmes. Sur quatre étages, la bastide était du temps de son abandon très dégradée. Du reste, l'enmurage de l'espace, sans réduire l'aflux de visiteurs, fut le terreau de nombreuses dégradations et engendra de dangeureuses entreprises toutes basées sur la volonté des visiteurs d'obtenir de la lumière. A ce titre plusqieurs incendies furent à déplorer dans ce qui devint très vite, au-delà d'une cabane, un lieux de squatte régulier. Sur la fin, vers 2006/2007 même le jardin pourtant largement encombré de déchets était utilisé par des familles en qualité d'habitation.

    A suivre

     


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  • La visite du pays d'Aix-en-Provence comprend nécessairement une visite des secteurs de Puyricard, Venelle, Meyrargues ou encore de celui de Peyrolles. L'accès se fait de façon général par l'autoroute A51 dont le point de départ symbolique se situe à hauteur de la caserrne de pompiers d'Aix-en-Provence nommée La Chevalière. Les chevaliers du feu sont installés dans la zone depuis une trentaine d'année et jouissent d'un positionnement idéal pour des interventions à tout endroits dans la ville. Le quartier de la Chevalière relève d'une grande impasse borné d'une part par l'autoroute et d'autre part par le Vallon de Bagnol. Côté autoroute on remarquera au flan de la nouvelle aire de lavage auto une imposante bâtisse abandonnée de longue date et mûrée depuis environs deux ans. 

    L'autoroute se poursuit par une courbe bien connue des véhicules prioritaires et maintes fois nommées dans les rapports d'accidents. Un garage spécialisé dans les véhicules tout-terrain est à présent caché derrière une imposante rangée de béton qui assure une protection efficace contre tous ces véhicules poussés hors de la route. Plus loin, la petite sortie Puyricard déssert aussi un retour sur Aix-en-Provence à l'aplomb du célèbre site gaulois d'Entremont. Revenons sur l'autoroute pour passer devant une aire de service pitoyable qui n'est rien de plus qu'une contre-allée avec une pauvre borne SOS le plus souvent vendalisée. Plus loin, une sortie annonce Saint Donnat, on remarquera sur la droite de la sortie une mini-base DDE destinée à recevoir les stocks de sel hivernaux. Cette isthme en bord de chaussée marque l'empreinte de l'autoroute au-delà de son simple tracé tout comme cette maison, un peu plus loin sur la droite qui flotte telle un bateau fantôme.

    La demeure est comme collée à l'autoroute et seul le grillage réglementaire marque le sens des deux espaces. La construction de l'édifice remonte aux années 1930/1940 avec un bâti sur deux niveaux : le bas étant reservé au garage, aux ateliers et le haut à l'habitation. Au devant un jolie escalier permet l'accès depuis le jardin qui est vaste et arborhé de platanes cinquantenaires. Au dehors le mobilier de jardin est fantastique et permet une lecture inédite des rebus de l'autoroute. En effet, des tertres de détritus d'origine routière sont disposés et donnent au lieu un caractère lunaire. Les agents DDE ont fait de cette demeure une base arrière, un lieu pour le stockage des objets errants sur les chaussées, un abris pour les véhicules de services les moins usités. A cela s'ajoute un large assortiment de mobilier routier mise au rebut et dont les flêches, les signaux n'indiqueront plus jamais rien.

    Un temps un hors-bord ravagé par sa chutte à grande vitesse a encombré le devant du beau portail qui à l'origine autorisait une sortie par l'autoroute. L'intérieur de la demeure à souffert des maux classiques de maisons qui laissées sans maitre qui promisent à un asservissement routier. On devine un interieur spacieux et confortable avec au sol de jolies fresques posées sur des carreaux ciments. Côté autoroute un balcon domine, clôt en l'une de ses faces par un vitrage qui tagué apparait fort bien depuis l'autoroute. Plus loin sur l'autoroute la sortie Les Platannes puis Venelles et enfin Meyrargues...


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  • Comme une porte, Plan de Campagne constitue à n'en point douter l'un des verrous de Marseille. En somme depuis Aix-en-Provence et suivant l'autoroute pénétrante A7 anciennement "Autoroute Nord de Marseille", c'est ici que tous commence. En effet, passé la station d'autoroute des Chabauds créé avec le premier tronçon "Septèmes-les-Vallons - Bouc-Bel-Air en 1953, le paysage devient plus immédiat et les locaux de commerce. Du reste, cette halte n'est en somme rien de plus qu'une aire de repos rendue encore plus glauque par sa non-appartenance au réseau autoroutier privé. Le secteur relève bien de la DDE qui d'imiter les sociétés autoroutières adopte volontiers l'usage de véhicules type "patrouille". Plus loin, la sortie Plan de Campagne connait souvent les affres des bouchons. Comme autant de dimanches passés, les essaims de véhicules se forment aux portes de la zone commerciale qui s'étend sur près de 220 hectares. En dehors du dimanche où est concentré le plus gros des 60 millions de visiteurs annuel, le flux d'automobiles est plus réduit, il est alors plus aisé de circuler dans les très staliniennes avenues "du" Plan-de -Campagne.

     

    De son histoire tout a été dit et les plus férus connaissent bien le destin de la famille Barnéoud. A partir de 1964, Emile Barnéoud entreprit de réaliser des profits et bien plus irréel, de faire venir des clients dans une zone qui relevait à l'époque de terrains maraîchers enserrés dans des marécages. Le premier magasin fut une enseigne de discount électroménager, idée novatrice pour l'époque ramenée des Etats-Unis par Emile Barnéoud résidant alors aux Pennes-Mirabeau, villa Clos Fleuris. Plus tard, l'enseigne Casino rejoint la zone. Après quelques décennies, le site commercial est de loin le plus enluminé, le plus vaste de toute la région. Si quelques masures résistent derrière certains magasins, leurs heures sont comptés à l'image de cette maison située à proximité de Leroy Merlin sur la route de Cabriès, promise à un usage de parking. Seules les habitations sises au nord-est du complexe commercial restent vivantes témoignant de la modestie, du labeur agricole éprouvé jadis dans le vallon avant sa transformation.<o:p></o:p>

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    A propos de Plan-de-Campagne on retient surtout la taille du site et sa vocation dominicale pour mettre en exergue ses principales caractéristiques. A la suite, il est aisé d'imaginer l'endroit comme un lieu dédié à la consommation, aux loisirs dérivés et pour certains comme un espace de vie rêvée. Qui de se rendre au cinéma multiplexe édifié en 1999, qui de manger au Buffalo Grill entre deux courses : pour de nombreux individus Plan de Campagne est comme une campagne. De celles que les anciens visitaient chaque weekend et comme un refrain se juraient de tous temps de l'embellir. A Plan-de-Camagne tout cela est bien rationalisé et la visite souvent effectuée en famille est bien organisée. Voyant plus loin, il y a bien quelques collines mais le tout semble comme inséré dans la zone. En surplomb côté nord et par la route de Cabriès on trouve un club de gym très actif et à la suite un ensemble d'équipements communaux qui comme lotis dans la pinède sont le pendants du succès de la zone.<o:p></o:p>

    Non loin, une propriété de grande taille à quelques centaines de mètres de la route est protégée par une puissante barrière métallique. Au-devant un petit parking autorise une courte halte. Le site semble être une très grande ferme or depuis 1944 il n'en n'est plus ainsi. Il s'agit d'une des parties d'une ancienne base militaire américaine. La base nommée militairement "CCPWE 404" ou "APO 562" - Continental Central Prisoners of War Enclosures - ou "Army Calas Staging Area" par l'Armée américaine était volontiers appelée "camp américain" ou encore "camp du Réaltor" par les autochtones. Les prisonniers pour leur part avaient leur carte de prisonnier - carte de capture - estampillée Septèmes-les-Vallons. Utilisée dès 1944 comme bivouac par les troupes de l'US Army, la base va rester en service jusqu'en 1947. Il s'agissait d'un camp de transit destiné à organiser la guerre contre l'Allemagne dans la phase suivant le débarquement de Provence. L'une des autres fonctions du dispositif était également de réunir les prisonniers de guerre capturés dans le secteur militaire de Marseille.<o:p></o:p>

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    Ils seront jusqu’à 45 000 à transiter en même temps par le camp - 1 million d'hommes sont passés par le camp entre 1944 et 1947 -, la plupart sont des soldats de l'armée "régulière" allemande cantonnés selon leur armes. Les éléments appartenant aux sombres unités Waffen SS font l'objet d'un traitement disciplinaire spécifique prémisse à l'établissement des responsabilités en termes de crime de guerre. L'endroit diriger par le Major Hunter Joseph, selon un compte rendu de la visite du CICR - Croix-Rouge -, en date du 28 août 1945, les conditions de vies dans le camp étaient "rendues pénibles par la poussière et le soleil de plomb" qui caractérise les conditions climatiques du "plateau tout en garrigues" de l'Arbois. Logés sous des tentes américaines organisées - 5 500 tentes - en dix compounds les prisonniers mènent une vie rude, certains officiers ou cuisiniers sont mieux lotis dans de petites baraques de bois - 1 300 bâtiments en béton ou préfabriqué

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    s.

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    vestige du passé

    Si la nourriture, toujours selon la même source, est décrite comme de qualité, les rations en ces temps de rationnement restent légères. L'hygiène et les soins médicaux sont pour leur part très bien organisé avec pour chaque compground une infirmerie et rattaché au camp - certainement au nord-ouest du site un hôpital militaire - General Hospital. Le site comptait également une salle de spectacles forts de 15 000 places, un réseau de route fort de plus de 716 Km de voie et un réseau d'alimentation en eau fort complet. Formé d’une vaste plaine, le site s'étend sur une centaine d'hectares depuis la route jusqu'aux arrières de la guerre TGV d'Aix-en-Provence, de la commune de Calas au flanc sud des communes de Velaux et des Milles. En faire le tour prendrait à coup sûre plus de quatre heures et avec plus de relief il serait aisé de s'y égarer.<o:p></o:p>

    Les quelques bâtiments encore debout rappellent l'usage, l'origine agricole d'une partie du site. Cette dernière fut en effet longtemps une ferme puis fut mobilisée au point d'abriter des installations militaires notamment liés à la maintenance des véhicules. Le corps de ferme fait aujourd'hui office de guérite pour le visiteur qui n'est pas la bienvenue. Les bâtiments sont bien tenus et gérés par l'actif Comité de Chasse de l'Arbois qui loue le site à la commune. Au-delà de ce carré fort de plusieurs centaines de mètres carré s'étale à gauche sur une centaine de mètre ce qui à la construction avait du être livré en qualité de porcherie. Le bâti est ancien d'une bonne centaine d'années. Plus loin, un bâtiment plus massif abrite un curieux réseau ferroviaire dont l'usage reste à définir. Partout les murs sont éventrés et l'extérieur est jonché de restes laissés par une succession d'occupants aux visés si différentes. Ici, un groupe entraîne des chiens à l'agility dog là-bas, un chasseur rappel à des badauds le caractère privé du terrain et l'interdiction formelle d'y pénétrer. Du côté gauche, l'espace est dégagé et une piste d'aviation de fortune était probablement installée ici durant la guerre. Alentours les bâtiments sont éventrés, seul subsistent quelques hangars qui sont tous fait de pierre. A la limite ouest du terrain, la ligne TGV est coure tout au long et des mini-tunnels permettent à certains endroits de passer de l'autre côté.

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    La rupture est saisissante entre l'arrière et le devant de la zone. Reprenant l'autoroute en direction de Marseille, passé la bifurcation pour Istres et toujours en direction de Marseille nous longeons sur la gauche un massif boisé. Limitrophe de l'autoroute, la colline arborée de pinède est marquée de traces ici et là héritées de micro-incendies. Les sinistres sont ici vite maîtrisés en liens, la proximité immédiate du centre d'exploitation de la DDE et le commissariat de l'autoroute. L'accès aux structures jumelle se fait par une sortie dédiée qui du reste est remarquable dans la mesure où depuis cette dernière l'automobiliste engagé dans "sa descente sur Marseille" peux se redirigé sur Aix-en-Provence. Lové contre la pinède, la DDE possède plusieurs bâtiments avec notamment un hangar dédié au salage hivernal.<o:p></o:p>

    Pour visiter le terrain attenant et ses mystérieux bois qui cernent le nord-ouest de Marseille nous quittons l'aire administrative et sortons à la sortie Saint Antoine. Nous continuons tous droit puis à droite au feu en direction de Grand Littoral, immédiatement après au rond-point, à droite puis tout droit, par la suite, suivre le Chemin des Fraise qui longe l'autoroute en son début et part à gauche. Le chemin est bordé de maisons dans un premier temps puis celles-ci se font plus rares puis absente à droite. En lieu et place une pinède bien fournie indique la limite du site. Continuons le chemin jusqu'à son bout : une barrière ONF. Droit devant quelques voisins jouent aux boules et passant derrière leurs demeures nous plongeons vers l'autoroute. Nous sommes sur un plateau qui domine l'autoroute, plus bas il apparaît, son bruit le flot avec. En descendant un vallon offre un rare spectacle : deux maisons parfaitement abandonnées.<o:p></o:p>

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    Ici, le temps semble s'être arrêté à la date de construction de l'autoroute. Les bâtiments sont très dégradés et l'ont peu estimé leur abandon à une quarantaine d'années. Le site devait être un domaine avec une maison d'habitation principale luxueuse située à l'heure actuelle à quelques mètres de la chaussée. Le carrosse est devenu ruine malgré tout on devine un luxe passé avec une cheminé spectaculaire aux formes de colonne romaine et des espaces intérieurs reliés par des décaissements voutés. Le rêve s'arrête ici tant les ronces sont présentes, tant l'absence d'une moitié de la demeure est criante. Plus haut, la deuxième maison devait être celle des domestiques, plus modeste son bâti est tout aussi ancien. Une 104 rouillée dans la lande attend son heure tandis qu'une carcasse défie les lois du pilotage perdue en fond de vallon. L'autoroute passe au-dessus du site et procure comme une ombre au domaine et un splendide isolement qui le confine au confins du glauque. Des traces d'autos toutes fraiches mène à un mini-tunnel qui passe sous l'autoroute et ressort non loin de Plan de Campagne...<o:p></o:p>

     


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  • Des restes de la guerre froide à l'écologie d'Etat<o:p></o:p>

    Sous couvert de sens commun du confort, de la normalité ou encore de ce qui est, le monde prend une nouvelle forme. Ce monde, le monde humain, la civilisation pour ainsi dire doit opérer une recomposition. Il s'agit de prendre en compte la fin d'un équilibre acquit historiquement. Ainsi, pour chacun des élèves occidentaux, pour chaque média, le monde tenait par une fragile bipolarité. Comme dans un couple fut-il humain, les conflits en étaient alors les inévitables aspérités.<o:p></o:p>

    Non que des feux ne fussent point allumés aux confins du monde et parfois au plus proche de nos grandes villes mais plutôt que l'équilibre des forces procurait un puissant pare-feu. Comment se brûler devant des évènements inscrits dans un jeu d'hostilités connues et reconnues par tous. A l'appui les Etats s'engagent, qui derrière l'oncle Sam, qui au flanc de Moscou. Et puis, le jour d'après, chacun compris que le fragile squelette ne tenait plus l'ensemble. L'endoctrinement semblait pourtant avoir atteint sont paroxysme avec des individus incarnant au plus profond de leur être la société qui les a façonné. Pourtant nul doute que l'usager de magasins du peuple ou le visiteur de supermarché reste bien une femme, un homme semblable que l'on ne saurait opposer à jamais à partir de clivages dits idéologiques.<o:p></o:p>

    Quand la maison s'effondra, il n'y eu bientôt même plus un mur, que des espaces pour danser. Après la fête, chacun devraient considérer de sa solitude de sa qualité nouvelle d'orphelin. Au-delà de la parenté, l'aventure historique de référence ne devient plus que de l'histoire, des récits que l'on respecte jusqu'à dissoudre toute la vérité prégnante. Il s'agit de considérer un changement d'époque depuis le point de vue des propriétés socialisantes du contexte historique. La pertinence d'un tel point de départ s'illustre à merveille par rapport à l'impact considérant les traits d'une jeune moscovite des années 1930 ou celle d'une adolescente newyorkaise des années 1920. La couleur même des photos, le grain des films frappent par leur différence. Il y avait bien deux mondes et en réalité bien plus que l'homme ne saurait ne le compter. Mais dans cette multitude ressort un contexte qui tient lieu de paysage qui est comme universel et que l'on sait à fort impact sur les individus.<o:p></o:p>

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    A quand bien même tenu à l'écart l'homme n'en resterait pas moins jugé comme archaïque. En ce sens, la marque de cette actualité reconnue comme centrale est bien universelle. L'existence du contexte peut-elle se désagréger en des milliers de mondes, il n'y aurait plus alors de lisibilité globale, plus de lutte pour imposer aux hommes un modèle, un schéma. A cette idée s'oppose les nouvelles divisions du monde.<o:p></o:p>

    Les crises politiques, les tensions basées sur des revendications relevant de l'intégrité territoriales classiques semblent être des objets en voient d’être dépassés. Çà et là survivent des conflits symboles des vestiges du passé, du temps ou l'ont se battaient pour voir flotter au loin son drapeau. Les nouveaux contours du monde comme la maîtrise du climat s'appuient sur de nouveaux enjeux posés au-delà du territoire. A ce titre, si les accords de Kyoto ne laissent que le souvenir du désintérêt relatif des nations, les rencontres du même type avenir comme Copenhague s'imposent comme des nouveaux Yalta.<o:p></o:p>

    Les limites d'un système basé sur ce qu'il convient d'intimiser comme basé sur un progrès de confort apparaissent clairement aux Etats. Pourtant, au regard de certains et dans les phantasmes de tous, le summum du confort n'est pas encore atteint. Alors de quoi s'agit-il ? Au terme de décroissance qui correspondrait à une déconstruction, il conviendrait de substituer le terme de progrès romantique à tout le moins de travailler pour induire dans le protocole de nomination des nouveaux enjeux un semblant de réalité. La force verte est-elle une nouvelle forme de confort ? A n'en point douter il s’agit bien plus d'un nouveau contexte, de poser au commun un environnement durable comme le mur de Berlin fut un temps le rempart du monde.<o:p></o:p>

    La surchauffe entre les pays qui avaient été dévalisé par les conflits du siècle dernier vient à se dissoudre. Les pays emmargeant relevant pour certains du tiers puis du quart monde, au gré de l'histoire, s'invitent à la table des négociations et chaque état d'assoir sa force au sein de cette recomposition. Le combat autour de la pollution, de ses effets et plus loin l'état de la planète sont les nouveaux enjeux et du reste tous cela n'est pas si nouveaux sauf à dénommer le passif des civilisations passés sous le terme de pollution.<o:p></o:p>

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    Les temps de crises comme les épidémies de peste, les inondations centenaires ou encore les périodes glaciaires sont autant d'évènements magnifiés par l'histoire. Depuis cette source considérable de savoir qui ne fait que rendre de l'état d'activité sur la terre en tous ses périodes, certains envisagent les pires parallèles. En quelques sortes les 2012 ressortent comme les avatârs de la transformation des modes de gestion, de partages, d'animation du mode.<o:p></o:p>

    En somme, le refuge romantique d'une période cataclysmique s'entend aussi bien dans une adhésion massive des populations aux nouveaux enjeux étiqueté comme écologique ou relevant d'un investissement durable et d'une autre part cet hâtre se niche dans des lectures pour réactionnaire comme la fin annoncer de la planète terre ou les théories mettant en exergue un choc entre les civilisations. Au dehors, le temps qui fait nos jours fonctionne bien selon ces nouveaux paramétrages. Partout le rappel à l'ordre vert sonne comme l'hallali au dernier pollueur. Le lien entre les hommes et plus encore entre ces derniers et leurs états serait plu vert que gris. Bien plus que le service national, le nouveau patriotisme serait bien vert. Il convient alors de s'engager dans une conduite responsable de suivre à la lettre les consignes édictées par les nombreuses campagnes médiatiques gouvernementales.<o:p></o:p>

    L'œil, l'oreille qui aiment les programmes audio ou tv ne peux qu’emmagasiner tous ces messages naïvement signé qui de venter le tri sélectif qui d'envisager une nouvelle isolation pour nos appartements. Le relais économique entre la force du discours vert et l'économie passe par un engagement des individus, comme l'affiche invite au pace rouge vous devez devenir des éco-citoyens.<o:p></o:p>

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    Le message sonne comme un retour vers des valeurs jugées plus humaine, le retour au bercail doit se faire dans l'ordre et à une décroissance brute et imaginable à façon, la croissance verte s'impose comme un nouvel essai du capitalisme. L'adhésion des populations oscillent entre indifférence, peur et jouissance d'un retour à un équilibre plus naturel. Or, à la création de la terre nul ne souhaite y revenir sauf à être placé dans un des refuges romantiques précédemment rapporter. Sur ce point on notera la résurgence des initiatives de préparation à la survie par une frange spécifique de la population convaincue de la nocivité de la civilisation actuellement disponible.<o:p></o:p>

    La recomposition écologique du monde ressort comme un phénomène incontournable dont il est difficile de déceler la genèse. Au-delà de cette quête sa maîtrise relève à présent de la force des acteurs impliqués et de la technologie, objectivée comme du progrès positif, détenu par les différents protagonistes. Dans un premier temps, l'économie est réparée via ces nouvelles filières dont la qualité mystique les rend universelles. En effet, tous les objets, toutes les conditions, toutes les attitudes sont attendues, comme autant de support des grandes transformations écologiques. L'indépendance énergétique et la fin programmée de prix abordables pour l'or noir peuvent fournir des alibis, des mobiles possibles pour la mise en place du tout écologique, du nouvel ordre vert. La réparation de l'économie, de la prime à la casse à la campagne visant l'isolation des bâtiments publiques représentent à n'en point douter des outils au service d'une cause plus large qui relève des rapports établis entre individus et nations.<o:p></o:p>

    Si le modèle d'Etat laïque donne à voir de la joie de posséder un haut degré de liberté publique, les Etats religieux pour leur part donnent à voir de la solidité des liens basés sur le sacré. Si les Etats-Unis ou une partie de l'Europe restent profondément marqué par la religion, il n'en n'est pas une qui impose un rendue étatique de son message. Les thèmes de foie, de piété sont réservés à l'intra-individuelle, les individus sont priés de s'investir dans les valeurs de leurs nations, dans ce qui fait l'histoire de leur pays. En France, il est question de bien connaitre l'histoire, de respecter les traditions d'imposer la laïcité quitte à sacrifier ailleurs ce qui fait le ciment de la nation comme les départements.<o:p></o:p>

    L'écologiquement correcte intervient comme un point connexe à l'intervalle de la religion et de l'état. Les nations mêlées à marche forcée et passée du petit bain au grand bain perdent parfois pied...<o:p></o:p>

     


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