• Un peu plus à l'ouest - partie 1

    Bienvenue dans la partie ouest d'Aix-en-Provence. Ce secteur est souvent nommé génériquement par les aixois que ces derniers soient riverains ou non au moyen d'acronymes tels que "la ZAC" - zone d'aménagement concertées - ou encore "la ZUP" -  zone d'urbanisation prioritaire - par référence aux vagues successives de construction de logements collectifs livrés à partir de 1965. On notera que chacun de ces deux acronymes correspond à une loi d'urbanisme, les ZUP dans un premier temps en 1954 puis, les ZAC à partir de 1967. Le but de ces dispositifs législatifs est de permettre par une interaction entre collectivités publiques et partenaires privés de résoudre la problématique en terme de logements déjà endémique à la période de référence. A noter qu'il existe à l'heure actuelle 195 ensembles issus de la loi  ZUP en France dont 6 sont situés dans le département des Bouches du Rhône. Il s'agit des quartiers de Plan du Bourg à Arles, des Caillols et du Canet-Malpasse actuellement Frais Vallon à Marseille et des Canourgues à Salon-de-Provence.

    Le point fixé pour le début de notre visite se situe à l'intersection des avenues de l'Europe et Henri Mouret  là où est édifié l'imposant Pasino. Celui-ci marque une séparation symbolique entre le quartier l'Encagnane - prononcé d'Encagnane - édifié entre les années 1965 et 1971 et les quartiers affiliés au centre-ville. Le casino a été édifié à partir des années 2000 et inauguré en 2001 amenant dans le quartier les traces des fastes de l'ancien Casino du centre ville, propriété du groupe Partouche depuis 1994. A ce propos, un excellent site internet permet de visiter l'ancien casino situé en bas de l'avenue des Belges construit en 1923 : http://www.map.archi.fr/casino/index1.htm.

    Ce site intervient comme un outil légal de conservation du patrimoine mis en place par le Ministère de la culture. Ce support d'archives a été financé par la SEMEPA - Société d'économie mixte d'équipement du pays d'Aix - comme l'un des coûts inhérents à l'opération Sextius-Mirabeau. La SEMEPA est l'organisme qui représente le cadre juridico-administratif de l'ensemble du projet Sextius-Mirabeau. Pour l'anecdote on notera l'homologie entre le nom de l'une des avenues limitrophes au Pasino et l'un des acteurs majeur de cette société d'économie mixte. En effet, cette entité a été crée en 1961 par un certain Henri Mouret alors maire d'Aix dans le but de "répondre à l’accroissement démographique correspondant au baby-boom de l’après-guerre et à l’accueil des Rapatriés". 

    En parallèle de la procédure d'archivage du casino et pour assoir l'écrin des allées provençales la tentaculaire société d'économie mixte extrait le vénérable établissement partouchien de l'actuel centre ville. Finit les ambiances enfumées parfois salaces du tripot. Finis les regards nerveux portés sur les sols de moquette rouge à la las Végas parano. La décision de détruire le temple des bandits manchots aixois fut l'objet d'âpres négociations entre collectivités organisées et casinotiers.

    L'emplacement des anciens abbatoirs, qui fut un temps un vaste bidonville, puis qui fit le bonheur de quelques récupérateurs d'inox fut sélectionné. A vrai dire, une fois les anciennes tueries mise à terre il ne restait rien de plus qu'une esplanade entre deux voies rapides, un carré entre les bâtiments d'Encagnane et les prolongements "naturels" du centre-ville. Qu'à cela ne tienne, en quelques mois le Pasino occupait une bonne partie de l'espace avec une architecture digne des pensées les plus futuristes. Au devant, des fontaines assurrent la continuité d'un projet amorcé dès 1923, celui de faire d'Aix une ville thermaliste. Le bâtiment depuis les points de vue fait office de poid lourd dans le paysage aixois. Au dehors nul n'est censé l'ignoré avec ces abords gazonnés, ces lustres d'exterieur extravagants, comme un semblant de luxe organisé. A l'interieur on est surpris par le parking dont la taille évoque une installation de supermarché. Dans les étages, une vaste salle de jeux ouverte types machines à sous organisée dans une allée interne bordée de restaurants. Une sorte de galerie commerciale tournée vers les prestations de loisirs ou l'exotisme de certaines préparation semêle à l'exotisme de la possibilité de jouer.

    A l'inverse de son ancètre, le nouveau casino est d'une propreté clinique sûrement de celle à changer les habitudes. Qui d'y retrouver la senteur d'un interieur toujours très clean qui de fuire cet endroit par trop hôspitalier. A  l'interieur, l'accent est mis sur le nocturne, le spectacle est dans les murs aussi les fenêtres sont peu nombreuses. En haut, une salle culmine et impressionne par ses dimensions. On y signerait volontier une convention historique. De nombreuses inaugurations, réceptions ont eu lieu dans ce vaste espace. Pour les riverains le "Casin" est comme un sémaphore au milieu dun isthme de bitume. En passant le Pasino, nous pénétrons dans le quartier d'Encagnanne. De part et d'autre d'une avenue typique des villes modernes sont disposé des immeubles dont la taille n'éxède pas les quatre ou cinq étages. Plus loin, un rond-point fleuris et orné de cette façon dont seul les hommes des villes ont le secret. A gauche, une place représente l'épicentre du quartier d'Encagnane. Au centre du dispositif l'immeuble Centraix semble tout droit sortie d'une reconstitution historique. L'édifice de béton comprend l'unique Super U d'Aix, quelques commerces et en son arrière une partie en habitation.

    A suivre


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