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    La Police municipale est l'une des forces les plus représentée s'agissant du maintient de l'ordre. De l'étroit local non loin de l'Hôtel de Ville à l'ancien immeuble de la Caf au début de la Route de Galice, la municipalité n'a eu de cesse d'augmenter l'offre de police "maison". Il y a les policiers en vélo, en autos ou encore à pied. Une brigade : les "ASVP" a le rôle parfois ingrat de relever les compteurs-manchots de la ville : les horodateurs. La sanction quotidienne pour non-paiement du stationnement est de onze euros quant aux poursuites, organisées par le Service administratif "Marseille amende" - situé non loin du Prado à Marseille - elles s'exercent sans pitié ni limites - pas d'amnistie, saisie au tiers détenteur.

    La Police nationale a ses quartiers dans le très moderne bâtiment situé au début de l'Avenue de l'Europe, un voisin de la bibliothèque La Méjanne elle-même installée dans une ancienne fabrique d’allumettes. De là, les agents patrouilles aussi bien en véhicules de police qu'en véhicules banalisés. Certains édifices témoignent d'une organisation passée comme ce commissariat de police des autoroutes laissé vide, puis devenu habitions, non loin du Hameau des Martély.

    La dimension purement militaire, des hommes au travail s’entrainant pour le départ vers de lointains conflits, est quasi-absente de la cité. Il n'y a pas de régiment comme à Aubagne à Orange où à Salon-de-Provence. La base aérienne des Milles, mise sur la touche depuis peu, avait déjà entamé un déclin de longue date. Collée à l’aérodrome des Milles, celle-ci devait composer avec de nombreux riverains organisés en comité de lutte mais aussi avec l’expansion fulgurante des zones d'activités alentours. Sur place, la Base n'a plus de militaire que les vestiges des imposantes lignes de grillages et leurs mythiques panonceaux indiquant le caractère militaire de la zone et l'interdiction de pénétrer dans celle-ci.

    A quelques centaines de mètres à vol d'oiseau, sur la Petite Route de l'Arbois qui relie la Gare d'Aix-en-Provence TGV au petit hameau de la Mérindole - sur la commune de Callas - on trouve une propriété de caractère occupée par la très académique "Garde à cheval". De part et d'autre de l'étroite route l'établissement se décline entre prairies et corps de ferme façon bastide. On notera sur cette route un peu plus loin vers la Mérindole, La ferme des Autruches. On doit cette installation a un ancien cadre de chez EDF qui a choisi de se reconvertir au grand air dans l'élevage de ces très impressionnants volatiles. Depuis la route on peu admirer les oiseaux, on reconnaitra les femelles aux jambes plus longues...

    Du reste, le maître de la ferme intervient parfois pour "contrôler" les visiteurs au long de son grillage. L'une des craintes de ce dernier est l'extension du lieu de rencontres gay tout proche au devant de son domicile. En effet, sur cette petite route, non loin des bâtiments de la TDF - télévision diffusion de France -  se tient en quasi-permanence un lieu de rencontres informelles à destination d'un public plutôt homosexuel. Des voitures sont stationnées au bord de la chaussée  à quelques pas des bois qui offrent un abris pour ébats exotiques.

    La sécurité civile est pour sa part bien représentée avec en point d'orgue le très polyvalent centre de Valabre et le centre de Contrôle aérien de Besson. Le Château de Valabre tout d'abord, est situé en bordure de la route reliant la commune de Luynes à celle de Gardanne.  Ce centre est composé de plusieurs bâtiments allant de l'authentique château à un ensemble de bâtiments aux traits futuristes. Pour pénétrer les lieux il faut montrer pâte blanche et justifier du motif de sa venue. Plusieurs services occupent la structure comme l'Entente, le CIRCOS dont la fonction est de coordonner la lutte contre les incendies dans la région mais également une salle de commandement opérationnel en lien avec des activités militaires.

    Sur le côté et presque en bord de route, une plate-forme esquichée sur un toit est dédiée à l’atterrissage des hélicoptères. Le centre de Valabre c'est aussi un vaste parc en pinède, véritable centre d'entrainement pour sapeur. Ces derniers s'exercent au volant de leur puissants camions à lutter contre le feu dans les coins de Provence les plus hostiles. Le soir ou le midi venu, ces derniers pourrons compter sur un excellent repas pris au self-service dans la partie ancienne de la base. Le Président Chirac à lui-même pût gouter à la cuisine de Valabre et cela à l'occasion de plusieurs visites en Provence au sein de laquelle Valabre offre un cadre de choix

    Le centre de contrôle aérien a pour sa part des allures beaucoup plus strictes. Situé non loin de la cité aixoise de Besson, l'endroit est une véritable forteresse et impressionne par la somme des dispositifs et équipements de sécurité. De hauts murs protègent jalousement l'activité des lieux même si depuis la rue en levant un peu les yeux il est possible d'apercevoir la salle de commandement ou de crise organisée, façon 24 heures chronos, avec de multiples écrans et la fameuses horloges à diodes rouges.

    Le patrimoine militaire ou ayant trait au maintient, à la régulation de l'ordre sur la région aixoise est plutôt marqué par des institutions structurantes dont les fonctions ont traits à la formation, la surveillance ou encore à l'encadrement. A ce propos, l’absence  de garnison, de bases importantes n'exclue pas la présence d'imposantes et parfois d'inutiles maisons de fonction. Ainsi, la mythique demeure le "Castel de l'olivier" , propriété de l'Armée de l'Air jusqu'en 2006, était l'une des plus belles bastides d'Aix-en-Provence. Nous l'avions baptisé "villa du Général" du nom du titre de l'occupant attitré jusqu'au début des années 2000. Il s'agissait du Général en charge de la base aériennes des Milles.

     

     

    La demeure, vendue 1,6 millions d'euros - la mise à prix était de 1 million d'euros - à l'occasion d'une vente aux enchères organisée par la MRAI - Mission pour la Réalisation des Actifs Immobiliers - le 17 juin 2004, a été laissée à l'abandon durant environ six ans, les années de réflexion nécessaires avant la vente... La belle endormie n'avait alors plus personne pour arpenter la superbe salle de réception qui forte d'une centaine de mètres carrés offrait un espace parfait pour les dînes. Au sol, un superbe parquet de marqueterie. En lien, un office mène à une cuisine digne d'un restaurant gastronomique avec son imposant piano de marque "Savoyard".

    Les trois étages abritent des chambres. Au second étage celles-ci sont vastes avec leurs toilettes et se nomment par leurs couleurs respectives. Comme dans un Agatha Christie, il y a la chambre bleu, la chambre rouge... Au troisième étage des espaces mansardés, plus étroits, sont dédiés à l'accueil du personnel. La façade de la bastide en impose avec comme curiosité une partie du bâtiment en tour qui à l’intérieur est une bibliothèque. La forme du meuble en arrondie et construit sur mesure est superbe et reste l'un des rares éléments de mobilier présent. Au dehors, le parc est de taille appréciable. A l'arrière de la bastide, la salle de réception s'ouvre avec de larges fenêtres sur une terrasse depuis laquelle la vue est superbe : le Montaiguet tout droit et à droite la Sainte-Victoire. Il y a quelques statues en buste, sur le côté une piscine  moitié hors du sol est en fait un ancien bassin en pierre. Non loin, un barbecue est impressionnant par sa taille : presque une mini-maison. Au devant de la maison, un espace est réservé aux véhicules avec en sus deux grands garages qui représentent le bas d'un édifice annexe : la maison des gardiens.

    Depuis, les nouveaux propriétaires ont réhabilité la demeure assurant une rupture, la fin de la "maison fantôme du Général". Certains sites non toutefois pas la chance d'être adoptés et même d'être adoptables. En est témoin cette superbe villa du côté du Val Saint André, propriété du Ministère des Transports, celle-ci est laissée vide depuis au moins six ans. Pourtant la belle est coquette. Moderne, la demeure doit avoir une trentaine d'années. Sur deux étages on imagine volontiers un espace dépassant les 200 mètres carrés. Au dehors le jardin entretenu assez régulièrement est vaste et fonctionnel avec en sus une jolie piscine. A quand la prochaine baignade Bill ?

     

     


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  • Aix : une ville militaire. Cette axeption semble bien étrange et à y voir de plus près colle mal à la ville. Il y a bien quelques édifices militaires, quelques institutions. Le nom même de la commune n'évoque-t-il pas un très actif consul romain ? Sextius Calvinus a n'en point douter ressort pacifié du tourbillon historique. On préferera l'imaginer maître et premier usager des termes ou batisseur de fontaine que sous les traits d'un militaire chargé de l'éradication des Salyens.

    Les remparts de la cité moyenageuse sont absorbés dans la masse. Le périphérique offre à présent la limite symbolique entre coeur et périphérie de la ville. Les ouvrages imaginés jadis pour la défense sont ici un sex shop, plus loin un célèbre café abandonné et dans leur ensemble ont disparus. Les casernes pour leurs parts laissent en héritage l'Espace Forbin dont le portail d'origine valorisé demeure. Juste derrière, au fond du parking un grillage renforcé évoque une activité militaire encore en cours. Il s'agit en réalité d'une dépendance de l'Ecole militaire. Celle-ci située, non loin de la piscine Yves Blanc, en impose par sa taille et interpelle par un style massif évoquant le nord de la France à l'image des toits couverts d'ardoises. 

    Non loin, l'Ecole des Arts et Métiers est comme un vaisseau ou plutôt un ensemble de bâtiments organisés comme une cité autonome. Un pan entier de la ville porte donc encore les couleurs militaires... Les remises de diplômes, soirées de gala ou autres évènements entendus comme un espace de loisirs festifs mais aussi comme un rite de passage à l'âge adulte egayent le paysage aixois. Non que l'ouverture soit la caractéristique première de ces institutions mais plutôt que l'uniforme porté par les jeunes recrues en ces occasions ne passent pas inaperçus.

    Ici, les pompoms ou le look légionnaire sont remisés. La valeur sûre : une tenue de cérémonie, de celles portées par "ceux" de Washington à la fin des albums de Luky-Luke. Les bizus pour leur part ont droit à des tenus plus exentriques souvent ornées de slogans comme "je suis un hiboux jaune". Du reste, dans ces moments là ces derniers peuvent compter sur les garçons et filles faitant dans la cité aixoise leur "enterrement de vie de jeune fille, de jeune garçon". Les rituels sont proches et donnent des airs de festival off au Cours Mirabeau, à ses artères connexes.

    En ville, les représentations rappelant l'ordre, les dispositifs engagés pour son maintient sont peu nombreux. Il y avait bien la prison reconvertie il y a quelques années en Cours d'Appel. Du lieu de détention on ne retrouve presque rien, pas même le gardien résidant en haut de l'édifice et prié de partir ll y a peu. Pour ce dernier qui a connu l'époque prison et l'époque tribunal, c'est le moment de troquer "son" palais pour un appartement du côté de Saint Jérôme. Aix : une ville de justice, voilà une litanie plus appréciable, plus descriptive des choix de la ville, de son combat pour garder le "meilleur", les plus beaux éléments du dispositif.

    Pour les gendarmes de la très discrète caserne de Gendarmerie du Val-Saint-André le travail ne manque pas. Il s'agit d'organiser entre les différents tribunaux le flux des acteurs placés sous leur protection. A ce titre les abords de la Cours d'appel et notamment l'entrée de la souricière - parking sous-terrain de l'édifice - sont souvent encombrés de véhicules de police dernier modèle.

     

     


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