• Si au début du siècle, le quartier du Pont de l'Arc était essentiellement articulé sur les berges de la rivière, il n'en n'est plus rien aujourd'hui. Véritable point e jonction, ce petit bout d'Aix-en-Provence métra en lien la nouvelle faculté d'économie et ses homologues de lettres et de Droit aussi bien que la zone de la Pioline, e l'ensoleille avec le reste de la ville.

     

    En marge de cette poussé urbaine, le projet de Polyclinique Rambaud est devenue pierre et bien entendu la ville tend à rejoindre ce qui sera un imposant pôle hospitalier privée. Une très vaste propriété contigüe au nouvel espace médical feras le lien avec le quartier du Pont de l'Arc sous la forme d'un nouveau lotissement par le truchement de Bouygues Immobilier. Pour ce faire, le lotisseur a acheté cette année les parcelles. Bien huilé, le protocole de mise en réserve foncière a été appliqué à la la lettre : la maison est condamnée.

    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

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    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

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    Un nouveau lotissement dans les cartons au Pont de l'Arc

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  • De tous les quartiers en construction à Aix-en-Provence, celui de Valcros est à n'en point douter un cas de longue gestation. Il aura déjà fallut un temps considérable pour rendre cet espace sous la forme d'un quartier dicible. Heureusement, les voies autoroutières et ferroviaires ont donné de premier éléments pour délimiter un périmètre cohérent.

     

    C'est pourtant juste derrière la voie ferrée, pour le moment au singulier, que les premiers éléments de la vaste zone d'activité envisagé sont enfin sortie de terre. L'impasse de Piboul a oublié son sanatorium avec sa vaste piscine de béton au long de la voie ferrée depuis que l'imposant siège de la compagnie Orange à pris sa place. Comme souvent dans ce type d'implantation, le terrain est resté très longtemps en friche propriété du groupe "canton 25".

     

    Déjà imagine-t-on les longue tractations pour aboutir. Non loin, l'enseigne automobile Tesla est en place dans une impasse rural devenue rue. De l'autre côté de la voie ferré, le Hameau des Martély qui fut construit pour résorber le phénomène de bidonville - notamment en lieu et place de l'actuel Casino Partouche - vis ses dernières années.

    Valcros : Stigmates d'une longue gestation

     

    Les familles établies de longue date sont progressivement relogées dans le parc de logement HLM. Dès lors les maison sont murées jusqu'au prochain départ. Sur la dizaine de logements disponibles à l'origine seul deux ou trois sont encore habités. Ce dernier groupe d'habitants restent très attaché au petit hameau qui parfois les a vu naitre. Juste de l'autre côté de la route un vaste espace en friche est depuis quelques temps un immense chantier.

     

    Les terres du château Lou Deven sont excavées au plus profond, des routes sont tracées pour un espace futur dédié au nouvelle technologie. La bastide de l'ancien petit maitre aixois Joseph Milon n'est plus qu'une ruine branlante.

     

    Un camp de rum est encore en place, outil de spéculation classique, jusqu'au dénouement finale. Non loin, le Golf d'Aix-en-Provence reste dans l'expectative, dans la hâte de l'arrivée de nouveaux voisin plus réceptifs au champ golfique. En contre-bas la propriété ruinée de la Fayat est une pièce de choix tout comme la ferme D... actuellement squattée par des rum. Quant au terrain de sport et ses installation, il reste une réserve foncière de choix pour la municipalité.

    Nos autres articles sur Valcros

    LA PATERNITE DU QUARTIER VALCROS 06.2010

    LES PETITES SOEURS DE VALCROS 12.2010

    LA MISE EN QUARTIER DES VALCROS 10.2012

     

     

     


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  • Comme nous l'avions relaté dans un articles il y a quelques années, une expérience de vie particulièrement remarquable était sur le point de s'achever à Aix. Cette épopée, nous l'avions désignée comme une "aventure cévenole à Aix-en-Provence". Par le menu, il s'agissait de décrire comment une vaste parcelle de colline aixoise avait été aménagée pendant trois décennies en marge de tous protocoles classiques.

    Au début pourtant, nos habitants sont de simples locataires qui en ce milieu des années 1970 cherchent un endroit agréable pour méditer en marge de leur cycle d'études universitaires. Une rencontre va rendre ce projet possible. Une vieille dame possède une très grande propriété boisée dont elle n'a pas le besoin. Séduite par ce couple de jeunes, la vieille dame consent à leur louer pour une somme symbolique la vaste propriété.

    Dans les bois, au terme d'un chemin qui monte se tient une maison aux allures de petit manoir ou le couple va s'établir. Les années passent tandis que le rêve initial s'étoffe. La vieille masure attenante à l'état de ruine est mobilisée comme atelier photos et parfois accueil l'ami parisien de passage. Celui-ci reste de plus en plus dans la maison de pierre pour bientôt y fonder un foyer.

    De l'autre côté de la propriété, une bergerie ruinée est peu à peu refaite pour finalement devenir la plus splendide des demeures. Aidé par le petit ami de l'une des fille de la famille : le jeune italien a fait des merveilles. Les saisons passent puis la vieille dame décède léguant ses biens à la Croix-rouge à la condition que l'organisation caritative y établisse un lieu d'accueil à destination d'enfants handicapés.

    Spécifique, le codicille ne semble pas séduire les cadres de la Croix-rouge qui du coup laissent en sommeil le legs et la propriété. Puis à la limite des terme de la prescription acquisitive portée à 30 années, le pachyderme caritatif se réveille, se déchaine jusqu'à obtenir le départ des indélicats occupants qui doivent laisser sur place tout ce qui a été construit.

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

    Tentation, presciption retrocession : fin de l'aventure cévenole à Aix

     

     

     


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    Depuis quelques années, les bords de l’Arc sont l’objet de toutes les attentions. Si quelques campements de personnes sans domiciles fixes demeurent, de gros efforts ont été consenti pour dessiner autour de la rivière un parcours de santé.

     

     

     

    Moulins, accrobranches, parcs démembrés

     

     

     

    Plus loin, c’est un accrobranche qui structure, habille le cours d’eau. Ce complexe de cordes et de bois, ouvert depuis quelques années, est emblématique des transformations en cours dans le secteur. En effet, au début du siècle, l’Arc était utilisé pour sa puissance, asservi pour de nombreux moulins notamment entre le domaine de la Parade et le quartier du Pont-de-l’Arc. En retrait de cette activité, très industrielle pour l’époque, les terres sont réputées gâtées -incultes – percluses de moustiques en période estivale.

     

    Bien plus tard, à l’âge de la force électrique, quelques projets s’organisent entre les derniers morceaux de la ville et la rivière. Dans cet espace immense, des fermes tentent une mise en valeur agricole dont subsiste quelques vestiges Chemin du Viaduc ou Quartier de la Beauvalle.  Cette ceinture verte stimule les urbanistes qui bientôt dessinent une voie d’autoroute en son milieu.

     

    Coupées en deux, recluses en bord de rivière, les fermes se meuvent en demeures particulières comme le Domaine de la Beauvalle privé de ses terres ou encore cette bastide si discrète, dernière élément de sa génération sur l’Avenue Gaston Berger. Si la demeure a conservé un jardin exceptionnel, son imposante entrée mène à présent tout droit à un mur autoroutier.

     

     

     

    Trafic, inondations et cabanes

     

     

     

    Partout le bâti est adapté, reconstruit, remembré. En sus de l’arrivée de l’autoroute, la zone est réputée inondable hypothétiquement soumise aux crues centenaires de la rivière. De crainte, cette donnée est établie en diagnostique ce qui bloque l’initiative foncière de longues années à partir des années 1990.

     

    Les abords de l’Arc, depuis les Infirmeries jusqu’au Pont de l’Arc sont concernés en priorité. De fait, les constructions trentenaires établies comme le Novotel ou encore le Collège sont cernées par des terrains promis en réserve foncière. Pour les quelques propriétaires l’envie est grande de posséder un terrain constructible plutôt qu’un espace de jungle urbaine.

     

    Du reste, dans ce processus, les terrains laissés vacants ont attiré une population spécifique qui comme à « Plastique-Land » a établi de petites habitations précaires. Derrière le Novotel, les habitants de « Plastique-Land » demeurent parfois depuis plus de 10 ans. Depuis quelques mois, les esprits semblent avoir évolués quant aux dangers de l’Arc. La construction du parking relais du Krypton est à n’en point douter le signal d’une aire nouvelle pour ce secteur promis à un avenir tertio-universitaire.

     

     

     

    Un dernier saut de puce

     

    Plus loin, de vieux bassins agricoles sont ensevelis par une végétation luxuriante qui sert les craintes quant au phénomène de submersion. Au-delà de ces vestiges, une très vaste zone défrichée s’étend à perte de vue. Il s’agit de l’ancienne décharge d’Aix-en-Provence : les « égouts ». Là, les matières résiduelles étaient amenées pour y être valorisées. Cette vocation a perduré jusqu’aux années 1960 où le dispositif fût jugé obsolète.

     

    Bien des années plus tard, dans les années 2000, la famille propriétaire va créer un marché aux puces dont la fréquentation a été très importante. Par la suite, le site accueil des cirques ou même des concerts qui trouvent là un lieu idéal pour poser camions et chapiteaux.

     

    Depuis quelques jours, le terrain a été totalement déséquipé, vidé des quelques marabouts présents tandis que les remorques et autres restes mécaniques ont été tiré vers l’entrée. Condamnée par un gros bloc de rocher : le marché aux puces à Aix-en-Provence c’est fini.

     


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    Si pour beaucoup, le terme Nationale 7 renvoi à des matins qui chantent, peu de cas est fait de la portion aixoise de cette institution routière. Très vite dépassée par l’infrastructure autoroutière, la liaison nord-sud de la France se perd en dessertes locales.

     

    Comme dissoute, la relique a été absorbée jusqu’à se fondre en périphérique pour tourner autour d’Aix-en-Provence. Finit ou presque les cohortes de voitures chargées d’accessoires nautiques, bienvenu au trafic pour un quotidien domicile travail.

     

     

    Nationale7 la dernière frontière,

     

     

    Pour ressentir la Nationale 7 à l’ancienne, le visiteur doit poursuivre plus au nord, dépasser le village de Saint-Cannat, la route conserve quelques coquetteries bien typiques. Discret, ce mur porte-affiche posé en plein champ de vignes peu après le Monfol, qui fut entre autres-chose une station-service, est un rare exemplaire d’architecture publicitaire maçonné.

     

    Plus loin, peu avant le lieu-dit de Cazan, un terrain vague jouxte la route. Déjà devine-t-on en arrière quelques tertres de gravats. Plein de stigmates, la chaussée attenante à la route est bugnée, ripée, marquée de mille haltes. Derrière de gros rochers posés comme une limite ultime, une route se poursuit en parallèle : il s’agit de l’ancienne Nationale 7.

     

    Il y a une vingtaine d’années, une déviation a été dessinée rendant cette portion de voie inutile. Tel un élément témoin, là-bas derrière les pierres reste un kilomètre de pure Nationale7. Un parapet de pierres invite à découvrir les bas-côtés qui s’étirent dans une garrigue semi-forestière. Quel régal que de retrouver quelques vielles boites de conserves rouillées divins repas des premiers jours de vacances.

     

    A l’ombre d’un bidon mainte fois souillé luis une bouteille de Cacolac, dans le craquement des feuilles on devine les bris de verres jetés derrière le parapet. Sur la route devenue piétonnière, donne l’enclos d’un cheval qui annonce bientôt la dernière courbe avant la route officielle, la vraie, derrière un immense tas de vomis routiers.

     

     

    Célony signal Total,

     

     

     

    De l’autre côté du village de Saint-Cannat, la Nationale7 s’élance toute droite napoléonienne jusqu’aux portes de la ville. Entre Saint-Cannat et Célony, quatre rond-point organisent l’espace. Pour le visiteur seul les reste du camping International – voir notre article - rappel ce que fut la Nationale7. Arrivée à Célony il en est tout autrement puisque ce quartier est totalement construit autour de la route.

     

    A l’exemple, la station Total et sa fameuse tour visible de loin. Classique dans les années 1970 ce type de porte-emblème faisait porter loin les bienfaits de la civilisation routière. Si les opalines n’habillent plus les pompes à essence, le carburant y est toujours distribué autour des commerces bien actifs.

     

    Cette sorte de dynamisme est bien à propos avec ses clients qui s’arrêtent, passent, mais nul ne songe à rester pour flâner. Du reste, entre le bar-tabac, les boulangeries ou encore l’enseigne de motoculture, chaque déplacement nécessite de traverser une chaussé au trafic souvent très dense.

     

     

     

    Baisse de régime pour hausse des prix,

     

     

     

    Ainsi le quartier de Célony-route reste un lieu à part toujours dans le mouvement. Pourtant en arrière-plan, fond de parebrise pour automobiliste, sont construite des maisons parfois des plus somptueuses. Ce vis-à-vis semble ici définitif alors que plus au nord les choses vont bientôt radicalement changer.

     

    Les riverains de la nationale7 devraient pouvoir gouter aux joies de la campagne aixoise totalement désencombré du flux routier bicentenaire. A la manœuvre depuis des années les membres des CIC – comité de quartier - locaux ne doivent toujours pas en revenir. Dans leurs plus intimes espoirs toute au plus pouvaient-ils espérer la mise en place d’un cinquième rond-point, d’un nouveau radar.

     

    Or la nationale7 va tout simplement être déviée au niveau du lieu-dit de la Calade. À l’allure de far-West la Calade était jusque-là réduite à un embranchement entre voie-ferrée et route tristement célèbre localement pour avoir été le théâtre d’un très grave accident routier dont témoigne sur place une stèle.

     

    Depuis des années l’arrêt de la Calade n’existe plus que dans le souvenir de quelques cheminots tandis que les gares et autres dépôts ont été cédé à des particuliers ou à des entreprises.  De l’autre côté de la route un garage automobile, une ancienne station-service reconvertie, autant de constructions qui souffrent des caractéristiques étriquées de la nationale 7 à cet endroit.

     

    L’aire routière va devenir campagne aixoise. Par-là, la vocation fourretout de ZAC devrait s’effacer pour une mise en valeur immobilière classique. Déjà, les investisseurs qui suivent le dossier se hâtent de mettre en valeur ce patrimoine. Dans les champs, un pont a été jeté sur la voie-ferrée tandis qu’au-delà des jalons dessinent la future chaussée perdue entre les restes des dernières récoltes de maïs.

     


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