• Tandis que le parc immobilier médicalisé aixois est en pleine recomposition, c'est l'effervescence dans les campagnes. Pour les uns cette redistribution des patients, l'anticipation de générations futures dépendantes est une aubaine tandis que pour d'autres ce mouvement représente une menace lance une fronde. Dans cette perspective, les "amis du Montaiguet" réunit en ce mois de juillet à la Bastide de la Félicité pestent contre l'édification programmée d'une Polyclinique dans leur secteur.

    Autour d'un verre, les participants s'accordent sur l'impact négatif du projet. Les nuisances sont extraite, sorties des blogs et egrennées les unes après les autres. En ressort une vision apocalyptique de l'environnement, du milieu de vie promis par les différents partenaires sur le coup de "l'opération Montaiguet". Les rangés d'arbres bordés de champs ne seraient plus présentes que part îlot organisé : relégué au simple rôles de figurantes. Les bastides resortiraient comme des phares pour automobiliste...

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    Ainsi, le vague du terrain des Malouesses, ses echos de motocross était un bel écrin pour les propriétés avoisinantes. Au-delà, l'utilisation du secteur à des fins de commerce médical pratiqué en masse symbolise la mutation en cours dans une zone comprise entre les Quartier de Valcros et du Pont-de-l'Arc. En quelques sorte, l'urbanisme s'invite dans les arrières-court puis jusqu'aux entrailles des propriétés. Si le combat des "Amis du Montaiguet" peux s'objectiver comme un simple regroupement d'individus soucieux de conserver une qualité de vie acquise, leur action pousse à questionner la finalité des programmes d'urbanisation en cour. Le quartier du Pont-de-l'Arc, recemment dépeint dans la Provence comme un "quartier commerçant attractif", perdra-t-il sont âme de hameau dans cette aventure ?

    L'installation du CREPS, une boite de nuit et à présent un acro-branche auraient pus à terme sceler le destin du quartier : sauvé dans une niche à base de petits commerces et d'activités de loisir. En retour de ces choix, un faible impact sur l'environnement ou au moins l'impression d'une osmose paysagère entre équipements relief et végétaux. Le fond de chaque rue du Pont-de-l'Arc peux être un magnifique belvédère sur la Belle endormie. Oui mais pour combien de temps s'inquiète se joggers riverain ? Comme dans une ville de Lucky Luke, le Pont-de-l'Arc se caractérise par un regroupement des bâtiments à usage commerciaux dans les rues centrales. De concert, l'urbanisation est plus discrète au-delà de la rue centrale, dès que l'on s'enfonce sur la terre d'un chemin de traversse.

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    La mise en aire urbaine réalisée par touche laisse entrevoir de beaux restes romantiques. La halte du cycliste au Pont-de-l'Arc est comme une surprise tant les lieux traversés aux abords sont encore enchanteurs. Le site de la Polyclinique cristalise les peurs de voir le paysage immédiat, "le chemin que l'on aime bien" corrompu par le jeu des norme urbaines. Au devant de la clinique, un "rond-point de fluidification" est prévu et avec lui un encadremment plus stricte de la chaussé, de ses abords. Une fois installées, les bornes du rond-point, les peintures aposées sur l'asphalte pour signifier des voies d'insertion représenteront autant de valeur et comme un aimant pour les investisseurs.

    Comme tout au long de la Petites Route des Milles - du côté de la fourière et de la CAF -, le réseau routier du Pont de l'Arc et ses alentours tend à devenir une zone d'activité diffuse présente bien au-delà de ses limites historiques. Cette situation est endémique sur la route des Milles qui devient à chaque instant plus urbanisée. Si les constructions envisagées ou réalisées sont des logements, l'impact final est identique : une installation du "foncier utile dans les arrière courts". Ainsi, le secteur d'aix sud est en proie à un processus de rationalisation de l'espace. En ce sens, il importe de dégager l'utilité, le rendement atendu pour cette périphérie urbaine. Doit-on, pour protéger l'écrin de quelques bastides, renoncer aux sirènes du développement ?

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    A n'en point douter leurs habitants réunis en association portent par le prisme de leur problème particulier une lourde question : celle d'une asphixie programmée de la cité aixoise. Sans verser dans un apocalypse chlorophylique ou dans l'apologie écologique, la ville pour rester ville ne saurait se passer d'une zone singulière. Sans celle-ci, nul limite n'est enviseageable entre les aires urbaines, entre les rues et les routes, entre les zones d'activités et les zones de rien. En bon gardiens, parfois zelés parfois absents, les habitant des zones de rien, là où les rapports ne sont que d'ordre non marchand, patientent esperant demeurer à l'avenir dans un cadre identique.

    Là ou le marcheur croque une pomme, là où tous les soirs des amoureux se retrouvent, là où ont ramassent des escargots comme autant d'espaces dans ces zones de rien. Le promeneur domine tant qu'ils peux l'espace, il jouit au gré des cloture, contraint par les portail mais il jouit encore humant le gout de l'été provençal. Au dehors : c'est la ville de tous les jours et ses services en masse, ses trotoires droits et ses feux tricolores : un autre protocole.


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  • Retrouver les 4 épisodes précédents de la saga authentique des Malouesses dans la rubrique : "Malouesse du Bidonville aux trois cliniques".

    Au domaine des Malouesses, la Polyclinique est avancée. Le projet annoncée depuis des mois a dépassé l'étape quasi invisible de la pause des jalons de propriété. L'heure est à présent au travaux intensifs de défrichage du terrain. Ainsi les bois jadis denses voir inpénétrables ne sont plus qu'un espace passablement arborrhé : partout les puissants engins de déforestation damant la végétation.

    Les aménagements entrepris à l'heure actuelle concernent principalement la zone nord du site - aux alentours et sur l'ex terrain de vélo-cross - qui selon le business plan serait rétrocédée à la commune d'Aix-en-Provence. La haut sur le plateau, des ruines sont apparues par la tonte laissant poindre en sus de la grande bastide délabrée cinq ou six habitations de taille beaucoup plus modeste. Là ou hier les VTT tournaient sous la pinède, aujourd'hui le cadre est nud. Par endroit des puits de grande profondeur afleurent en surface. Non bornés, à même le sol, les forages vieux de plusieurs centaines d'années mis au jour représentent autant de dangers mortel. Le nombre des orifices témoigne du riche passé perdu des Malouesses. Par pants entiers apparaîssent ici une allée de chêne, là-bas une série de bancoue exhumés pour une dernière ritournelle.

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    Un ilot boisé persiste sur le plateau comme un attol dans la lagune. Le campground de l'Irlandais a été provisoirement épargné et avec lui quelques arbres voisins. L'antre du spécialiste des spinder - construction de maison en milieu naturelle - est devenu un banal campement de fond de chemin, de fond de chantier. A ce train, la tente, sorte de yourth moderne devrait être désertée d'ici peu comme tout les souvenirs du nomade celtique dissipés.

     

    En bas, Philippe qui a tourné pour la dernière fois les clefs d'un appartement en 1982 du côté de l'Est de la France, reste bien pésent. Cette année 2010 marque le dixième anniversaire de son établissement aux Malouesses comme le début de la fin de cette parenthèse provençale. La place aux rêveurs va devenir un lieux de travail, de soins où patients et professionnels poursuivrons la dramaturgie de l'exercice médical. Au petites histoires de Philippe, à la mémoire de Raphaël succédera le cadre aseptisé d'une aire médicale.

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       La grotte de Feu Raphaël

     Notre histoire complète du site des Malouesses sur Aix-la-Désenchantée (ici)

     

    A la suite :

    - "Nouvelle polyclinique : le permis de construire bientôt déposé" par Carole Barellta, La Provence 15 février 2010 : http://www.laprovence.com/article/aix-en-provence/nouvelle-polyclinique-le-permis-de-construire-bientot-depose

    - "Amis du Montaiguet et vrais ennemis de la polyclinique" par Alexandra Ducamp, La Provence 7 janvier 2010 : http://www.laprovence.com/article/aix-en-provence/amis-du-montaiguet-et-vrais-ennemis-de-la-polyclinique

    - "Le transfert de la polyclinique adopté malgré de vives protestation" par Carole Barletta, La Provence 4 novembre 2009 : http://www.laprovence.com/article/aix-en-provence/transfert-de-la-polyclinique-la-majorite-signe-lordonnance


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  • Depuis les repas champêtres de la jeune Christine, jusqu'au recueil contemporain de son récit, sa demeure a peu changée seul l'abscence du saule frappe les esprits. L'arbre n'a pas survécu aux départs progressifs des habitants du bidonville voisin. La source curée en permanence ne diffuse plus qu'un mince filet d'eau et le mur qui l'étreint se perd dans la verdure. Du reste, le fond du jardin est soirée après soirée d'un silence profond. Ni rires, ni chuchotements : ces dames sont toutes parties. Le domaine "des Bornes-Malouesses" destiné à être livré en qualité de polyclinique a progessivement cessé d'être un lieu de rassemblement pour les indigeants depourvus de logement. Peu à peu les maisons de fortune sont redevenues des tas de matériaux rendant à l'édifice historique sa position centrale.

    Bien plus tard, Il y eu des visites en lien avec l'actualité du site en terme immobilier. Ces visiteurs ne sont ni cyclistes ni engagés dans une ballade romantique. Ce sont les ambassadeurs, les premiers éléments du dispositif prévu pour le site. La Provence relève dans un article récent à propos du projet des "Trois cliniques aixoises" l'acquisition par le consortium médical de 10 hectares de terrain au lieu-dit "Les Bornes". Cette transaction signifie d'une ère nouvelle pour la propriété. Si la fonction de bidonville a consitué un temps - compris entre 1950 et 1980 - le gros de l'activité, celle-ci était depuis une vingtaine d'années moins importante, plus diffuse.

    L'aménagement en terrain de vélo-cross du plateau dominant des Bornes a bien fourni un nombre significatif et régulier de visiteurs. Cette entreprise relève du volontariat, de la mobilisation de quelques jeunes ou moins jeunes passionnés de vélo qui ont sculpté le terrain en bosses, en obstacles, en pistes dans le cadre dodu et romantique de la déserhence. En bas, Philippe, un ermite moderne, assure une continuation de la tradition d'habitats autonomes aux Bornes. Les douze années passée à apprivoiser le site confère à Philippe les traits du gardien. Comme en exercice, ce dernier n'hésite pas à empêcher un largage de déchêts ou à refouler un requêrant trop encombrant. La vigileance de Philippe est comme un sacerdosse, entre volonté de protéger le site et souhait de conserver le calme acquit.

    Au portail de la propriété qui se résume en une barrière métalique posée là il y à quelques années, il n'y a pas foule. Seul quelques téméraires tentent l'ascension lorsque le cadenas n'est pas enclanché. Parfois le but est l'installation fondée sur un ouî-dire de tranquilité, les souvenirs d'une expédition nocturne. Las, Philippe tente une sélection et accorde parfois sa confiance : l'hospitalité. En principe, cette disposition est reservée aux chiens receuillis au gré du temps sauf pour ce couple qui grelotant insiste pour introduire leur modeste caravanne. A bout, l'habitation ne pourra pas aller beaucoup plus loin. Quelques mois passent puis le convoi se vide, le couple a repris la route à la force des pieds.

    En marge, la végétation progresse par ici , brûle par là. Les surfaces boisées des flancs qui montent en collines sont jonchées de cîmes dans tous leur état. Du beau pin vigoureux à l'arbre pétrifié, des coquelicots en grapes aux ronciers déjantés chacun exercent au mieux sa puissance. L'homme reste ici un simple passager dont les marques sont happées par des végétaux : les spécialistes. En fond de propriété au coeur des bois, la cabane de l'Irlandais faite de bric et de broque et à peine visible. La cheminée du poële seule pointe au travers des plantes tandis que le jardinet de l'anglais est devenu adulte.


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  • Le spectacle qui s'offrait à elle était de taille. Une dizaine de femmes se tenaient là à quelques mètres dans la forêt. Un parfum délicat de lessive mêlé aux senteurs des bois donnait au lieu un caractère unique. Les femmes étaient groupées en demi-cercle autour d'une petite mare. "Ma cousine mais tu es toute mouillée !" et pour cause, à terre l'eau suintait depuis la source pour finir en mille ruisselets au pied de nos chênes.

    De retour à la maison, le repas fût animé par le récit des filles : leurs exploits dans la forêt et au bout du compte ce qu'elles avaient vue. A la fin des années 1960, l'intrépide Christine et sa jeune cousine avaient fait connaissance de ces voisins très spéciaux dont on ignore les prénoms et dont on nie parfois jusqu'à l'existence. Pourtant, juste à côté sur le terrain des Maloueses, "les autres" étaient bien là.

    Venus, qui d'Algérie, qui depuis le Maroc pour travailler en France, pour alimenter nos villes en ouvriers, nos campagnes en "hommes à tout faire des champs". A l'arrivée, une fois de plus c'est le désert, la friche, tout est abandonné. De toutes façon "pour vous il n'y a que ça", que cette campagne qui parrait-il fut un temps terre d'Eglise. Ce n'est pas le pire des enfers au moins avec un trait de romantisme, un très bon trait même.

    Les hommes à l'arrivée s'affairent à édifier des cabanes, elles sont faites de materiaux récupérés. On retrouve déjà des bons vieux parpaings qui conviennent aussi bien à rendre un lieu habitable qu'à le condanner défintivement. Les cabanes sont disposées sur le plat du terrain, ce sont comme des dizaines de sattelites autour de la demeure historique sise sur le grand domaine. Des origines de cette demeure bourgeoise, à l'heure actuelle personne ne sais ou ne dit rien. Le simple constat est l'abscence de tout propriétaire depuis des temps immémoriaux. Pour preuve la négligence des bâtis qui délaissés par l'homme et laissé aux temps dépérissent.

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    La bâtisse est pourtant une solide bastide. On remarque tout de suite tout au long une jolie corniche et plus bas les trois niveaux s'enchaînent. Au centre, un escalier central déssert des pièces assez vastes hormis au dernier étage ou le tout est mansardé. Une pièce reste effrayante. On y entend des bruits, la poussière y est étrangement remuée. ll s'agit en fait d'un ancien pigeonnier aménagé dans une partie des combles. Bien qu'hors de chez hors service, l'endroit conserve encore quelques volatiles fidèles.

    Plus bas à la source au fur et à mesure que le soleil tombe les femmes quittent les lieux, du coup, le silence se fait allentour. L'eau toutefois continue a éffleurer le sol jusqu'à chez Christine où dehors on s'est attablé. C'est l'occasion d'admirer le magnifique saule pleureur planté tantôt par Papé.

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  • Hier comme aujourd'hui être là ou plutôt habiter là était un privilège. N'est-ce pas ici l'un des points d'orgue de l'écrin vert qui au sud borde la cité aixoise. Malgré ces airs de grande route la position en retrait de l'impasse donne des airs forestiers au site. Au début de l'impasse la chaussée est bordée par le terrain des Malouesses. Plus haut, la maison des S fait l'angle et offre un point de vue destructuré. En effet cette maison apparait comme une eternelle inachevée.

    Fort de l'abandon inhérent au terrain des Malouesses la maison des S se confond au domaine. Non loin, haché au milieu des arbres, des fourrés, un bateau attend une décomposition totale. C'est le bateau des S amené là au milieu des années 1960 et privé depuis lors de toute mise  à l'eau. Les Malouesses au fond c'est un peu le voisin rêvé, comme un domaine imaginaire dont toutes les clefs auraient fondues sur le feu d'une comette, d'une larme de dieu.

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    Chez Christine, en 1955 on s'affere a agrémenter le jardin, celui qui blotti derrière la maison ne souffre que de du regard de ses propriétaires. Au-delà, une maigre ligne de grillage rouillé, décrépit marque la limite de la parcelle alouée. Au fond du jardin la petite Christine joue avec sa jeune cousine. Les petites sont aux anges dans le petit bois : tout y est énigmes.

    Il y a tous ces arbres, toutes ces pierres et parfois ces voix, ces murmures de femmes qui sonnent comme des échos . Les échos secrets du fond du jardin voila une expédition de choix pour les filles. Ventre contre terre les voila partie, encore quelques mètres et le mystère sera percé. La cloture a déja été enjambée depuis une dizaine de mètres. Devant, les arbres et plantes s'entrevêtrent et forment un mur. A travers l'élément végétal et comme par un judas Christine rapporte à sa cousine restée tapie à terre ce qu'elle voie. "Ce sont des femmes qui lavent du linge, ce sont des femmes qui lave du linge à une source".

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