• Et après la Maison de Trets ? Il fallait bien prévoir un plan de secourt. Ce groupe de jeunes squatters découvrait à ses dépens les défauts de leur statut si particulier. Bien au confort depuis un an et demi dans la Maison du rond-point sur la commune de Trets, la visite de F. les avait bien refroidis. Quelques mois après leur établissement à Trets, cet homme d'une dizaine d'années qu'eux tout au plus s'était avancé jusqu'au plus profond de la propriété.

    Vigilants, le portail était toujours poussé, le loquet enclenché pour décourager le chaland, marqué de sa propriété. Pour F., ces barrières symboliques n'avaient pas fonctionnées, pas plus que la vue des trois squatters à l'affut devant la porte d'entrée. F. ne tarda pas à présenter sa qualité de policier affecté au service renseignements généraux. Cette précision scella immédiatement l'ambiance de ce milieu de matinée.

    Sans mot dire, F. se fraya un chemin pour selon ses termes « visiter le squatte ». A l'aise, le policier se montra des plus courtois tenant à commenter ces attitudes. Par-là, F. expliqua sa mission de contrôle sur les différents squattes de la région. Très impressionné, le groupe de squatters n'en menait pas large lorsque F. débuta un rapide topo sur leurs profils. Durant cet étrange monologue, la visite du site continua, à l'étage F. fut radicalement dépaysé par la propreté des lieux. Pour ce dernier le profil d'imposteur sié mieux pour définir le groupe.

    A la fin de l'exercice de visite, F. n'hésite pas à demander un café et de s'intéresser tout en question à quelques flyers de rave accrochés au mur. Peu excité par les réponses fournies, F. fume une cigarette demeurant au centre de toute les attentions. Pour F. la situation est "clean : le dossier n'est pas prioritaire". Comme pour conclure une vente, F. expose à présent les nouveaux termes de fin d'occupation. "Le jour où il faudra partir, je vous préviendrais et vous aurez trois jours sinon il y aura de gros problèmes à la clef". Les squatters réduit à l’état d’enfants acquiescent penauds. F. laisse enfin un numéro de téléphone précise -il en "cas de problème".

    La sortie de F. est tout aussi mystérieuse que son apparition : nul n'ose le suivre ou le raccompagner. Bien plus tard dans l’année, nul n'a usé du téléphone de F. ce post-it collé sur le répertoire du téléphone. La vie coulant, le téléphoner sonne, au bout du fil la voie de F. qui dit : "il faut partir maintenant". La dure réalité s'impose immédiatement cruelle, adieu l'immense salle-de-bain, la vie de bohème de luxe autour de la cheminée centrale.

    Cette sale soirée de départ, les squatters la connaissance, chacun a déjà répété ce moment où il devrait quitter la maison pour de plus beaux hospice. Insérer dans une marginalité organisée, l'absence de plan B pourrait se révéler fatale. Personne ne voulait finir come Laurent, viré de son appart puis finalement à la rue. Du coup, le groupe devait se diviser. Dans le groupe, Grégorie a opté pour un renouvèlement de l'expérience. Bien enhardie par l'occupation illicite d'une maison à Trets durant un an et demie, ce dernier se verrait bien avec "son pote Michaël" prolonger cette parenthèse enchantée.

    Dans cet abîme une petite maison en lisière de bois ferait bien l'affaire. Ce petit paradis, les deux compères le connaissent déjà. Il s'agit d'une maison abandonnée située à quelques kilomètres de Peynier dans un lieu-dit des plus rurales. Plusieurs fois déjà ces derniers sont allés sur place jusqu'à changer les verrous de la porte d'entrée. Cette opération réalisée déjà depuis plusieurs mois avait plusieurs fonctions. Outre la sécurisation du lieu contre les vandales éventuels, le verrouillage permettait de s'assurer de l'absence de propriétaires éventuels qui passeraient de temps en temps.

    Au grand soir, Jérôme, le squatter qui depuis quelques temps habite dans une "maison normale" avec sa copine aide le duo restant à accomplir son plan. Au bout de la nuit, la maison est conquise. Par chance, l’électricité est en fonction et s'est avec la télévision que très tôt les deux squatters s'attaquent à la restauration des peintures. Avec de l'aplomb, fort de leur impunité à Trets, les travaux vont bon train. Tandis que la télévision poussée à fond diffuse des clips, ringards à présent, un véhicule tout-terrain se présente à l'entrée du petit chemin.

    Un homme avec un chien s'avance, sur les conseils de Grégorie, Michaël précise à l'homme qui s'avance en promenade que la propriété est privée. Penaud, l'individu et son chien contourne la maison vers les bois puis repartent. A l'heure du déjeuner de chantier, il y a toujours ces clips qui tournent finalement en boucle. Cette fois un homme et une femme se présentent, leurs pas assurés sont des plus inquiétants. Sans sourciller, Michaël entreprend de répéter l'exercice de l'intrus.

    Montant le chemin, la silhouette d'un policier annonce déjà le tempo de la suite des évènements. "S'est pas possible", "Mais qu'est que vous faites chez moi ?" "Regarde Gérard - s'adressant au policier - s'est pas possible, ils ont tous cassé!". Ce moment de confrontation inimaginable était arrivé tel celui qui est découvert derrière une serrure. "On s'en va tout de suite, s'est pas grave », « désolé » répétaient les deux squatters au bords des larmes. De son côté, la femme avait été assise tandis que celui qui semblait être son marie la soutenait. A ce moment chacun en avait pour ses émotions même si ces dernières étaient mues par des sentiments si différents.

    Le policier peu agressif demande aux squatters ce qu'ils font là.

    Dans cette situation, ces derniers jouent la carte des malheureux sdf contraint à une "action aussi dégradante pour s'assurer d'un toit". Loin d'être dans une telle situation, nos squatters réalisent à quels point l'exercice du squat est dangereux socialement. Au prix de ce mensonge, la situation se détend même si la femme persiste dans ces complaintes à propos des couleurs de peinture. Après des palabres, un délai de trois heures est donné à ces occupants éphémères pour quitter ces lieux.

    A l'heure dites, les perdreaux se sont envolé, l'un a rejoint la maison toute proche de ses parents tandis que l'autre pousse encore plus loin l'expérience. Il est trois heures du matin lorsque qu'avec une 205 quasiment hors service, Grégorie se présente sur un site auquel il a pensé. Des heures durant, Greg avait listé, réfléchie à l'endroit le plus digne pour poser ses quelques si précieuses affaires. A présent totémisées, l'ensemble du package représentait pour lui la croix que le chrétien accroche au mur. La petite maison des champs derrière le Lycée agricole de Valabre avait finit par l'emporter. Sise sur un grand domaine tout en champs non cultivé, la petite maison était des plus charmantes.

    De plein pied, l'édifice devait dater des années 30, Greg puisait de tout le bonheur mis dans la maison à l'heure de sa construction. Bien que de taille modeste, l'intérieur était cosi, le jardin taillé au milieu du terrain : vraiment charmant. De ces tables en pierres au terrain de boule qui sente bon la ¨Provence désenchantée. Comme de juste, une dépendance qui fut à usage de garage était remplie d'un méli-mélo, véritable jus des années 1950. Dès le lendemain, Greg était sur le pont pour rendre au plus propre sa nouvelle habitation. Une fois de plus, l’électricité était en fonction. A l'intérieur peu de meuble et un problème de taille une importante fuite d’eau au niveau de la salle-de-bain. L'ancien squatter Michaël fort d'un CAP de plomberie intervint au bout de trois jour si bien que le bain fut un paradis.

    En une minute l'étourdissement, le gout du bonheur retrouvé vira au cauchemar : une nouvelle expérience de rejet. Cette foi-si parmi les interlocuteurs aucune tenues civiles : seulement cinq policiers. Le dialogue fut bref et Greg prié de quitter les lieux, insulté en prime par la propriétaire : une vielle dame qui confirmait par téléphone de la gravité de la situation. Sans escorte ni aide, Greg remplie une fois de plus sa vielle 205.

     

    A propos de la Maison du ron-point

    Sur le destin de Laurent à Simiane dans "C'était un dimanche à Simiane" 


    votre commentaire
  • Le caddy devisse

    A quand le prochain s'étonne encore Jean-Pierre. Au loin, l'étrange groupe de clochards file au volant de leurs caddys de supermarché. Désuète, l'image étonne jusque dans les milieux ruraux. Lorsque la planche à savon à disparue, le caddy dévisse. Pour preuve, les plus anciens se souviennent du nombre de ces diables métalliques en errance dans les villes, les villages.

    Du reste, cet outil de transport universel passé d'une totale gratuité à un coup symbolique reste utilisé dans les grandes métropoles. Sortie de son supermarché, l'engin perd donc de sa superbe. Un commercial d'une grande enseigne peste à la pause de midi. Dans le square où il grignote, un clochard arbore les couleurs de son enseigne. Déjà en rêve le jeune cadre imagine de poncer la poigné, de porter le nom d'un concurrent sur le chariot.

    Un bip sur le portable marque déjà la fin de ses rêves de bricoleur. Sur la Nationale 7 vers Aix-en-Provence, alors que Jean-Pierre a atteint un bar glauque : le but de sa journée, notre trio de clochards doit encore parcourir quelques kilomètres. Dans ces moments difficiles, c'est Hans, véritable colosse du groupe qui donne la cadence, insulte l'automobiliste. Il faut pourtant continuer, convoyer jusqu'à la maison le précieux butin, quelques pièces automobiles dégradées, des boites de conserve avariées. Le chariot de Hans contient les bouteilles de vins et les canettes véritables carburant de cet équipage.

    La parade rupestre des clochards

     

    Enfin depuis une route qui passe à travers les champs, les comparses germaniques arrivent au terme de leur mission. Les deux-cent dernier mètres sont parcourus à travers un champ et enfin les engins sont stationnés. Là dans la petite bourgade de Trets du début des années 2000 ces trois allemands vivent leurs rêves provençaux.

    Lassés d'avoir les membres gelés dans les rues de Berlin, sur quelques routes de la Forêt noire, ces trois clochards avaient opté pour une destination plus ensoleillée. Installé à Trets au tout début de l'été 2002 Hans, Youri et Shina n'avaient que peu amélioré leur confort de vie en quelques mois. Au début, c'est dans les rues de Trets que les habitants avaient remarqué leur présence. Largement aviné, le trio assurait souvent le spectacle d'une qualité très urbaine. La trame de ces scènes tenait souvent à la rivalité entre les deux hommes pour la conquête de Shina.

    Hans parfois très violent savait calmer ses troupes puis les ramener une fois de plus à la tanière. Dans ce cheminement, le groupes passaient invariablement par le rond-point de sortie de ville parfois guetter par ceux de la "Maison du rond-point". Pour ses occupants, un groupe de jeunes squatters, ces clochards allemands étaient comme une énigme. Ou pouvaient-ils bien se rendre ? Un temps l'hypothèse d'un campement fut envisagé mais sur la route qui mène à la Nationale 7 rien n'était visible.

    Les trois petits cochons

     

    La tanière de Hans est pourtant toute proche. Il s'agit d'une maisonnette placée au milieu d'un champ. Depuis la route un simple monticule de pierres, au-dedans avec Hans et les autres pas beaucoup plus. Les murs de pierres sont irréguliers, la pièce unique ne fait pas plus de 10 m2. En cette fin d'après-midi, le plafond, le toit troué permet d'apprécier l'horizon. Dans l'immédiat, c'est le verre sale de Hans à moitié remplit de mauvais whisky pourtant réservé aux hôtes de marque.

    Hans baragouine un français mêlé d'allemand. Lui est debout, ravit de présenter à ces deux jeunes de la maison du rond-point son habitat. Les première gorgés sont infectes, déjà Hans attaque son troisième verre de cul sec, il s'enflamme, raconte son rêve : "faire mécanique auto française". Au sol sur une paillasse Youri en profite pour approcher le Whisky. Vigilant, Hans lui jette immédiatement une canette en pleine face. Hans rassure les deux jeunes de la Maison du rond-point : "le whisky être que pour invités".

    Tandis que Youri décapsule une bière avec son reste de dentition Hans est à présent d'humeur festive. Borné, ce dernier insiste pour faire une démonstration de ses facultés sportives. Sans ménagement Youri est sommé dans sa langue natale de préparer les accessoires.

     

    Course de caddy et casque orange pourri

     

    Déjà Hans invite ses deux visiteurs, ravis secretement pressés d'en finir, à l'extérieur. Youri s'affère à vider l'un des chariots puis s'installe au-dedans. Hans le promène derrière la cabane. Youri est affublé d'un vieux casque de moto pourri. Hans va de plus en plus vite de sorte que les spectateurs restent interdits. Le sol rugueux du champ accroche, Hans pousse toujours, Youri gueule en allemand puis l'inévitable chute, la spectaculaire projection de Youri. L'homme canon se relève ravit puis vient faire la fête à Hans.

    De retour dans la Maison du rond-point, ceux qui ont été chez Hans racontent. Lra clef du mythe des clodos aux chariots est enfin à disposition. L'odeur intense d'urine fait la une, les coussins mités, le verre plein de souillure que l'on te tend et à la tienne. Comble du gore, la paillasse commune avec des morceaux de cagettes, de la laine de verre où chacun imagine déjà les ébats du trio. "Hans c'est un monstre", "il est carrément chaud" renchéri un autre. Cette nuit-là, chacun rêve à ses habitudes, au cour des journées qui suivent malgré les sollicitations de Hans toute visites à son domicile est déclinée. Cette sortie si peu distante est des plus déprimantes.

     

    Hans serent aussi du boulon

    Une vielle voiture est relégué au fond du jardin des squatter. Ce véhicule endommagé intéresse bigrement Hans qui à chacun de ses passages devant la maison hèle ses habitants à son sujet. Hans prétend pouvoir réparer le moteur pour une somme modique. Relâché, Grégorie tente l'expérience, autorise Hans à bricoler au fond du jardin de la Maison du rond-point. En bon clochard, Hans ne pénètre jamais dans la maison mais exige ponctuellement en guise de paie des verres de Whisky. Quelques bouteilles plus tard, le bougre semble avoir fait des miracles : le moteur émet de nouveaux du son.

    Un jour, au réveil des squatter, le véhicule à disparue. Grégorie file à la maison qui sent l'urine. Hans est partit, la cabanes est vides : pleines d'ordures. Blême, le jeunes squatter admet à présent son erreur, s'affole à l'idée que Hans et ses comparses évolue à présent à bord d'un véhicule immatriculé à son nom.

     

    Celà fera 300 Euros au-revoir et merci

    Assumé la conduite d'Hans semble une tâche impossible. Si le commun des citoyens aurait de facto prévenu les autorités, Grégorie n'en fait rien. C'est une lettre adressée par la gendarmerie locale qui propose à Grégory de fournir quelques explication à propos "d'une affaire le concernant". Arrivé dans les locaux de la brigade, ce dernier est d'emblée questionné sur son véhicule disparu. Comment Grégorie peut-il expliquer que son véhicule soit à présent placé au milieu du parking d'un supermarché avec toutes les vitres cassées et l’habitacle remplit de ce qui est décrit comme un monceau d'ordures ? Grégorie tout en s'expliquant imagine déjà sa vielle R21 convertie en un immense caddy à la solde de Hans.

    A la fin de l'entretiens, Grégorie signe le document qui permettra la destruction de son véhicules non sans repartir avec la facture correspondant à la prestation plus de 300 Euros. Contre un jeton de plastique, Shina a obtenu un nouveau chariot, en retrait Youri semble affaibli tout comme Hans qui semble comme diminué. L'une des roulettes de son chariot est devenue folle. Comme à la course derrière la cabane des champs, Hans insiste. Depuis le bolide à la roulette folle, les bouteilles de vins éclatent à terre, Hans avec elle. Youri et Shina voit leur rêve de poisson ivres s'évanouir : Hans est un salaud. Hans plein de tessons git au sol plus au sud sur la Nationale 7. Le pousse tendu Youri et Shina jouent l'échappé-belle.

     

    Découvrir la suite à propos de la Maison du rond-point  


    votre commentaire
  • La parcelle est vaste de plusieurs hectares et s’étend depuis un canal vers la petite route de Bivers à Simiane. Le bâti est posé à mis hauteur et en impose par son étage et sa somptueuse terrasse. La coquette est blottie à l’arrière et devait à l’origine être agrémenté d’une piscine. Malgré des moyens financiers abondant, la petite pièce d’eau restera à l’état de rêve. Madame est en effet touchée par un mal profond dont le symptôme le plus prégnant est la cécité. <o:p></o:p>

     

    Dans les hauts de la commune de Simiane-Colonge, du côté de la Route de Bivers, une maison a longtemps suscitée bien des interrogations. De l’automobiliste lent aux riverains aguerrit chacun tente de percevoir la condition de cette demeure. Pourtant dans le verbe rien de bien original : un couple qui dans les années 1970 fait construire un joli nid d’amour dans le bas du quartier des Molx.<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    La parcelle est vaste de plusieurs hectares et s’étend depuis un canal vers la petite route de Bivers à Simiane. Le bâti est posé à mis hauteur et en impose par son étage et sa somptueuse terrasse. La coquette est blottie à l’arrière et devait à l’origine être agrémenté d’une piscine. Malgré des moyens financiers abondant, la petite pièce d’eau restera à l’état de rêve. Madame est en effet touchée par un mal profond dont le symptôme le plus prégnant est la cécité.

    <o:p> </o:p>

    <o:p>Comment dans cette condition envisagé d’abandonner le confort d’un hôtel particulier marseillais pour reconstruire dans une campagne devenue obscure. Bientôt le portail de bois est poussé définitivement, la maison résonne alors de tous son vide. L’unique voisin spécialisé dans les forages recouvre la notion d’isolement. Aux abords de la petite route le terrain alterne de la folle prairie à la jungle de garrigue hostile.<u1:p></u1:p><o:p></o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    Le portail a en quelques années démissionné de toutes ses fonctions. Au-dedans, la haie plantée comme le premier élément d’un dispositif d’accueil n’est plus qu’une barrière hostile auprès de laquelle vient bientôt choir quelques carcasses de scooters fraîchement désossés. Cet usage pour le moins efficient de la propriété n’est que le prémisse de son destin bouleversé. <o:p></o:p>

     

     

     

    Les restes du portail
    Une allée
    Vers le jardin
    Un univers bétonné
    Triste terrasse
    Fenêtre condamnée
    Puit à sec
    Là où furent cuit les repas
    Bienvenue

    Comment dans cette condition envisagé d’abandonner le confort d’un hôtel particulier marseillais pour reconstruire dans une campagne devenue obscure. Bientôt le portail de bois est poussé définitivement, la maison résonne alors de tous son vide. L’unique voisin spécialisé dans les forages recouvre la notion d’isolement. Aux abords de la petite route le terrain alterne de la folle prairie à la jungle de garrigue hostile.<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    Le portail a en quelques années démissionné de toutes ses fonctions. Au-dedans, la haie plantée comme le premier élément d’un dispositif d’accueil n’est plus qu’une barrière hostile auprès de laquelle vient bientôt choir quelques carcasses de scooters fraîchement désossés. Cet usage pour le moins efficient de la propriété n’est que le prémisse de son destin bouleversé. <o:p></o:p>

     

    Miasme antidéluvien
    Réserve de mazout pour les longues soirée d'hiver

    <o:p> </o:p>

     

    Les volets de couleurs rouges restent de longues années clos attirant les regards qui de l’acheteur potentiel, qui du curieux endimanché. Parmi ce public : les passagers d’une auto passent et repassent jusqu’à stopper dans la petite voie d’accès de la maison abandonnée. Quelques jours plus tard, c’est le miracle de l’amour : les volets rouges sont en ordre de marche, rangés aux côtés de leurs fenêtres toutes ouvertes.<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    Des squatters ont investi les lieux, ces derniers venus de Trets et de Bouc-Bel-Air sont en cette année 2002 au top de leur parcours d’errant. Par le malheur d’un couple, le petit groupe a trouvé la perle rare. Les débuts sont plein de promesses, à l’appui une remise en service de l’eau et puis de l’électricité. Dedans tout prête à une bonne installation. Quatre chambres, un grand salon et deux salles bains dont une située à l’extérieur, contigüe à la terrasse. Aucun objet ne traine ce qui trahit l’avortement du projet en amont même de son éclosion.<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    °°<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    En première occupant, les squatter personnalise très vite l’espace. Si certains squatte en impose par leur décoration, par leur schème d’autogestion, la maison de Simiane est d’emblée touchée par de profond disfonctionnement. Les après-midi frugal s’enchaînent en de puissantes beuveries parfois en plein air non loin de la 4L de « L » complètement ruinée. Sans interruption, les excès pratiqués en groupe comblent de déchets l’habitation. Des invités d’un soir viennent grossir le groupe de squatters.<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    A ce point l’anarchie règne : les chiens en surnombre règnes déféquant au coin des canapés pourris. Quelques visites de la police égaillent un quotidien que l’on devine fait de noir et de blanc. Partout des clichés glauques comme ces chaises de plastiques décomposées auprès du vieux puits. Sous les fourrés un jus de pack moisi, de bouteille d’eau pourrie remplace la terre.<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    °°°<u1:p></u1:p><o:p></o:p>

    Deux années passent au cours desquelles les acquits sont perdus. L’eau ne coule plus et quand bien même, le mobilier sanitaire est vandalisé, les toilettes arrachées. Sur place un groupe demeure. Ce dernier carré est le fruit de trois années de squatte, il y a là ceux pour qui l’errance dépasse le stade de l’expérience. Les enfants de bourgeois du départ sont ainsi rentré chez eux comme autoguidés, protégés par de faciles solutions de replis.

    Dans la nuit des bagarres fusent et mènent à une intervention musclée des gendarmes. En mairie, la décision de murée la maison est prise. C’est ainsi de parpaings que toutes les ouvertures sont garnies scellant définitivement le sort de la propriété.

    Dans la nuit des bagarres fusent et mènent à une intervention musclée des gendarmes. En mairie, la décision de murée la maison est prise. C’est ainsi de parpaings que toutes les ouvertures sont garnies scellant définitivement le sort de la propriété.

     

     

    DepuisGooleEart 


    votre commentaire
  • Les embruns de l'été pointent, déjà certains imaginent des fleurs qui sont bourgeons. Dans le bocage des chasseurs préparent l'affut, rénovent ici une clôture plus loin un abreuvoir à nourrir le gibier. A l'heure de la herse le champ est une fois de plus retourné : la 4L du paysan posée en vrac au bord du champ. Aux abords du village de Trets la comédie pastorale est encore vive. En l'an 2000 c'est par dizaines que les véhicules patrouillaient la campagne. Comme des satellites autour du village, ces agents déplacent, construisent, sablent, goudronnent, plument. En somme, ces dernier bricolent, rêvent à l'extase dans des hangars qui fleurent bon la graisse. Parmis les ruraux, certains tentent une intégration parralléle.

    Pour exemple ce pot de Banania vieux de cent ans n'en n'est pas à ses premiers grammes de graisse. Plus haut perché dans l'atelier de Grégorie des pots plus contemporains de Benco valorisent une impressionnante collection de visserie.

    C'est là dans ce long garage que le butin des patrouilles d'un groupe de néo-ruraux très spécial est transformé en trésor. Il y a tout d'abord ce qui est d'ordre domestique. Ainsi, depuis une grange enronçée, des assiettes anciennes ont été extraites et finiront au service du squat. Une autre section regroupe ce qui est destiné aux puces : pêle-même une charrue sortie des bois quelques jarons métaliques et plus loin une lourde caisse d'outils rouillés. Par-là, les ressources de cette petite communauté s’exportent. Les habitants se rendent aux marchés aux puces de la région pour vendre leurs trouvailles tous fière de leur ressourcerie.

    Tard dans la nuit, Grégorie s'improvise en parvenu tentant de réparer la cheminée centrale qui avec la fontaine devait impressionner le visiteur. Des rêves de l'ancien propriétaire reste toute la volonté de faire de cette vaste demeure une belle bourgeoise citadine. En pleine expansion dans les années 70 le bourg de Trets accueil une population qui jouit, transforme en pierre leur réussite. Le pendant de ce dynamisme est la somme d'équipements, de nuisances inhérentes au développement. Alors que la bourgade ce meut progressivement en une petite ville, le propriétaire de ce qui deviendra un squat est l'une des victimes du progrès en marche.

    Mal positionnée, sa demeure est frappée d'alignement, promise à la démolition dans le cadre de la mise en place d'un rond-point de sortie de ville. Là où le lieu-dit annonce la croisée des chemins, la chaussée est à présent parfaitement asservie à l'automobile. Penaud le propriétaire est déconfit, ce dernier bien qu'honnête homme n'hésite pas à mettre en boule la notification d'expropriation émise par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

    Résigné, l'homme quitte finalement le navire avant son démantèlement programmé. Plus tard pourtant, dans le viseur des appareils de mesure de la DDE les façades de la maison ne rentrent décidemment pas. Croquis après croquis, l'édifice se trouve épargné, placé à quelques mètres seulement du nouveau rond-point. Economie de démolition, soucis d'esthétismes, nul ne sait ce qui a finalement sauvé la demeure.

    Alors que le propriétaire a été indemnisé, a quitté les lieux depuis deux ans, un groupe de trois jeunes gens d'une vingtaine d'années s'improvisent propriétaires. Poussant le portail, taillant les ronces au besoin, ces derniers sont immédiatement interpellés par le voisin qui s'étonne en ire de cette visite dominicale. S’auto désignant comme des membres héritiers de la famille du propriétaire, les squatters misent sur la carte du culot. Le plan fonctionne, une poignée de main scelle l'amitié avec ces nouveaux voisins qui vont ainsi occuper la maison durant deux ans.

     

    Aux premiers jours, c'est parmis les restes de chantiers, quelques crottes de rats que les nouveaux résidents passent la nuit. Très tôt chacun s'affèrent à la réouverture du site et déjà les documents d'expropriation mis en boule sont trouvés, élevés au rang de reliques. En sus de cet acquis de valeur historique, un vieux ratelier contient encore un jeu de clef de la bastide. En quelques jours chaque pièces a retrouvée un usage, les vitres sont propres, les sol de carreaux ciments ont retrouvé leur éclat mystique.

    Dans la petite commune de Trets, si les ragots vont bon train peu de cas est fait de ces rodeurs des champs, des squatters du rond-point qui en fouillant les ruines brulées de bastides refont un capital. Du reste le cimetière de caravanes secret du village est admis comme une référence pour les motos cross du dimanche, pour les chasseurs ou les agents récupérateurs du squat de Trets qui fréquentent au final les mêmes endroits. Là sous les lignes électriques en ce mardi après-midi, David tente de récupérer ce qui fut un banc d'arrêt de bus qui est à présent totalement recouvert par la végétation. Ce nouveau spot, David l’a découvert par Thomas un marginal qui lui ne vit pas au squat de Trets.

    Thomas ne présente pas le profil d'aventurier à tout le moins de rat des champs requis pour intégrer la "maison du rond-point". Dans le monde de Thomas tout est basé sur les bédos et les canettes là où les yeux des squatters du rond-point brillent pour la Maison des Singes, leurs corps vibrent pour la ferme au 4L, la maison brûlée de Fuveau.

    Croisé à la Poste de Trets Thomas à triste mine avec ses trois chiens qu'il insulte, frappe à l’occasion. Plus âgés, ce déjà trentenaire porte fièrement la casquette à clous des cramés. Ceux du rond-point seraient plutôt dans l'utilitaire-anonyme du treillis, la chaleur d'une bonne veste. Pour Thomas rien ne compte plus que la défonce, le reste de ses effets, de son appartement est un dépotoir. Accumulées au plus haut niveau des casseroles grasses, des assiettes sans charmes aux reliefs de nourritures pourries qui finiront par être jetées.

    C'est toujours l'heure du café chez Thomas. Pour les visiteurs c'est le self-service avec la boite de Nès, la casserole d'eau à bouillir sur le réchaud engraissé. Ravit d'être visité Thomas ne reste pas inactif sortant sa précieuse caissette. Autour d'un joint Thomas se plaint, gémit sur sa condition désignant malheureux un tertre de boites de conserve. De l'époque où Thomas rapinait dans les champs, il ne reste que des sacs de végétaux sublimés. Pourtant, Thomas avait des mois auparavant entraîné le trio du rond-point à la chasse aux laitues. Cette nuit là, Thomas brillait encore de ses solides connaissances, c'était peut-être les plantes son trucs après tout ?

    Accablé, Thomas ne va plus que rarement à "Bouc" où sa bande d'amis continue à se réunir. Ces derniers squattent à l'occasion un garage annexe de la vaste propriété possédé par les parents de l'un d'entre-eux. C'est là-bas, dans la camaraderie que Thomas s'est initié à la défonce. Si les joints tournaient abondamment très vite des drogues issues des raves party se sont invitées aux soirées. Autour du DJ de la bande les weekends ont le temps d'un été glissés vers les semaines. Si presque tous les membres du groupes ont su à l'issu d'un hiver glauque passé en free party reprendre le cour de leurs vies, bien que celles-ci fussent ponctuées d'excès, Thomas eu beaucoup plus de mal.

    Comme dans une bande de potes bien soudée c'était souvent l'enjeu du café que d'exprimer le cas de Thomas qui finirait tôt ou tard par être à la rue : viré de son logement. Même loin de Bouc au rond-point la une des news c'était Thomas. Chez lui devant son café froid comme un mégot Thomas s'était repris le temps d'un bongue que lui seul continuait à utiliser. Parfois quelques grands frères du villages désoeuvrés passaient chez "le Thomas" avant de rentrer chez leur mère. Pour Thomas, la marginalité était total là ou le "Vieux Mourad" pouvait compter sur l'hatre familial. De retour à la maison du rond-point, les squatters envisageaient à présent avec effroi le "problème Thomas". Menacé d'une expulsion imminente, ce dernier ne manquerait pas de venir demander asile à la Maison du rond-point, ses occupants sauraient-ils le lui refuser.

    Déjà durant l'hiver Grégorie avait été éprouvé par la détresse de Thomas. Comme aux temps les plus anciens alors que la neige tombait en abondance, le trentenaire amaigri s'était présenté à la maison du rond-point : il avait faim. Si des galères pouvait arriver à la Maison du rond-point, ses occupants n'eurent jamais à manquer de nourriture comme leur logis fut toujours très bien tenu. En somme deux mondes s'affrontaient au niveau du portail où Thomas attendait en soumis.

    Reçu, c'est au chaud de la cheminée, sous les remontrances que ce dernier reçut tel un clochard quelques boites de conserve et autres pitances. En sus de sa misère, "le Thomas" qui fut jadis "le dandit" portait à présent sur lui en permanence l'odeur putride issue des excréments canins dissiminnés partout sur les sols de son appartement.

    Photo 371.jpg

    L'intrusion de la grande misère dans le repère de ces jeunes qui cherchaient à vire leurs expériences, sorte de construction à la frontière de la ruralité, du recyclage et de l'exploration faisait poindre les limites d'un système. A l'été c'est dans une benne que les restes des affaires de Thomas furent jetées. L'appartement était à présent condamné, Thomas partis sur la route, à l'aventure : abimé il parvient à rejoindre Simiane.

     

    Lire la suite "C'était un dimanche à Simiane"  


    votre commentaire
  • Et depuis, bien des dossier ont évolué lorque certains, les plus rares semblent plongés dans une létargie infinie. Ainsi, la Ferme des Anges du côté de Meyreuil a révétue les très conventionnels habits de la restauration. Auparavant, ce domaine de bout de route, de fin de chemin était un squatte. De la musique plutôt faite de basses et d'infra-basses faisait parfois vibrer les lieux et en guest un âne ... nommé Govain était présent. Pour sûre que chacun se hatera d'admirer le site dans cet état depuis GoggleHeart où l'ancienneté de la prise de vue aérienne permet d'exhaucer un tel phantasme - 43° 29'54.47''N - 5° 28'05.95"E.
     
    0

    Du reste, il y a bien encore quelques ermites de ce côté là comme le "Chevrier Fou" qui aime à gravir les pentes du Montaiguet. Côté squatte, la ville n'est plus ce qu'elle était. Peut-être ce mouvement de reflux est-il plus global ? Après une bref ère de médiatisation, la possibilité d'occuper un lieux "sans droit ni titre" est de plus en plus réduite. Cette carrence dans l'offre de lieux tend à signifier de la raréfaction des cibles potentielles. Pour rester dans l'esprit "sqatte" il s'agit de renoncer au confort moderne et même au confort plus anciens...

    L'intemporel squatte du Silo du Pont-de-l'Arc

    Souvent, à l'arrivée sur zone il ne reste plus rien de la destination première du lieu. En somme, les squatters sont de plus en plus "des champs" ou "de caravanne". Le squattage se réduit aors à la "prise" d'un point d'eau, à l'établissement la-bas au fond d'un parking. Le mobilier urbain est alors mis à contribution pour barrer, condamner les accès ... réduire les possiblités...

    Vers la route de Palette il y a bien une vaste zone de camping informel - 43°30'41.54"N - 5°28'34.72"E. Au bord de l'Arc l'endroit dégage un relan de Mad-Max tout en offrant un cadre arboré, le clapoti de l'eau. Le terrain est d'un plat parfait et pour cause, à l'origine celui-ci était destiné à recevoir un supermarché. Le propriétaire, Mr K. avait de longue date entamé les procédures pour réaliser ici, à quelques pas du - petit - Pont des trois Sautets une vaste surface commerciale un temps envisagée comme un Intermarché.

    Les lampadaires comme sortis de nul part donnent aux visiteurs des indications sur la position des parkings dans le rêve de ce promoteur bordelais. Espoirs déçus pour les uns, terre d'acceil pour d'autres qui loin d'êtres étrangers au site consomment ce dernier comme de juste ... Il y a la-bas un turn-over de caravannes et de quelques camtar - fourgon de type Trafic ou J5 - disposés en base. Un temps, un gardien occupait l'unique mobile-home du site. Celui-ci parti, le nouvel occupant informel de ce préfabriqué flanqua celui-ci d'un panneau de voierie récupéré et bien choisis : "Col de la perche"...Souvent les lieux de squatte traduisent un echec commercial, des péripéties juridiques inérhentes à la propriété foncière. C'était le vide, le désert qui servait de support à leur communauté.

    Ancienne fabrique de nougat
     
    En témoigne, cette farique de nougat du côté de la Rotonde squattée durant des annés. A Saint-Jérome, face au supermarché Casino du même non, une banque a été édifiée. Voici quelques années en lieu et place du Moto-hall Aixois - 43°30'41.54"N - 5°28'34.72"E. A l'occasion de cet échange une "longue" transition a un temps donné au site la fonction de squatte. Johane, un jeune aixois et ses nombreux chiens et chiots y avaient etabli leur quartier ... Le local était intéressant car configuré sur deux niveaux, l'un d'entre eux étant une vaste mézzanine avec ça et là les restes de l'activités du motoriste...

    Route des Alpes peu avant l'hôtel le Prieuré, la Maison de l'Arménie se souvient de sa longue période squatte des années 2000 - 43°30'41.54"N - 5°28'34.72"E. Cette belle bâtisse affublée en certains points de symboles maçonniques fut un temps surnommée la "Maison des drogués". Ce sobriquet collait bien avec l'état du site surtout vers la "fin", à savoir après plusieurs années d'occupations. Mais n'allons pas trop vite. Au départ Piotre, un colossal et jeune polonais - né en 1978 - vivait là paisiblement avec quelque chiens qui en meutent effrayaient le chalan. Ces derniers arrivent à l'époque de Grenoble où leur squatte du "17 rue du Drac" a été fermé en date du 21 août 2003 - 45°11'12.78"N - 5°42'26.38"E.

     

     
    Pièce d'identité de P., Route des Alpes

     

    Pour P., c'était un petit paradis. Il pouvait enfin restaurer sa Merco blanche immatriculée en allemagne et démontée quelques moteurs fraîchement récupérés. Il faut dire que la disposition du domaine, de ces bâtiments était idéale. Tout d'abord un solide portail à la suite d'un long mur rendait le site à première vue imprenable. On pouvait tout aussi bien penser à une bastide tranquille depuis la Route des Alpes.

    0

    Au delà du portail c'était le jardin arboré et envahit par endroit. Sur la droite un vaste hangar était dédié à la réparation automobile occulte. Plus loin, la maison principale et ses robustes portes de bois peintes de rouge. A l'intérieur les vielleries sont entassées et l'on devine au plafond quelques moulures. Chaque pièce fut-elle étroite a sa cheminée. Les salles d'eau ne manquent pas. A l'arrière, un bâtiment indépendant évoque un ancien hangar avec une imposante porte métalique qui donnant sur la route est condannée. Le terrain finit en petit bois au milieu duquel trône un puit du même tonneau que la bastide.

     

    Les traces bureaucratiques d'un parcours de squater

    Bien vite P. fût débordé. Qui, un pote pour dormir, qui, un amis à héberger, bientôt P. ne fut plus maître de rien. Dehors les machines à laver, les laves-vaisselles étaient livrés à quelques réparations éparsses. Dehors encore et comme dedans, les carcasses ne manquaient pas. Les pièces était envahies d'objets. Et, sur les trois étages un cafarnaum indéscripible régnait. Les parties les plus hautes, sous les toits, offraient des espaces mansardés donnant à voir de l'enfer de la toxicomanie. Beaucoup de seringues étaient posées ça et là aussi bien que des habits dont les tailles trahissaient la misère de familles entières...

    Préview / Mais depuis ce vide pour beaucoup c'était déjà l'hiver...2/3 


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique