• DES VILLAS AUX BUNKER, DES MALONS AU BETON TRES ARME

     

    Si à Aix-en-Provence le quantum d'établissements militaires régresse (Base aérienne 144 des Milles fermée, Villa Castel de l'Olivier dite du Général des Armée de l'Air quartier du Pigonnet vendue, Villa Poncet quartier du Val Saint André démantelée (ici) - toutes deux vendues aux enchères le 17 juin 2004 -, Caserne Forbin reformée, Champ de tir du Montaiguet revenu au civil...).

    En somme, les édifices militaires tendent à se défaire de l'uniforme pour goûter aux plaisirs de la variété. Ici un aérodrome est transformé en centre de formation universitaire alors que des civils jouissent à présent des prestigieuses maisons de fonction qui jusqu'en 1999 était accordées en privilège à de hauts dignitaires de l'Armée. L'une d'elle est d'ailleurs à la vente (ici) il s'agit de la Villa "du Général" superbement restaurée par une famille d'entrepreneur.

    Pour les derniers militaires basés à Aix, le Cercle des Officiers Saint-Exupéry sis quartier du Pigonnet dans la bien nommée Rue de la Poudrière à Aix assurait un service de restauration prestigieux. Dans la grande salle attenante à un espace bar bucolique les militaires pour la plupart retraités pouvaient jouir d'un entre soi. Au dehors un petit parc arboré agrémenté d'un court de tennis (ici).

    Face à la salle à manger particulière réservée aux plus hauts officiers un joli bâtiment accueillait une bibliothèque. Suspendu à la redéfinition permanente de la carte des infrastructures militaires, le "Cercle" hésite encore. A l'image de la Caserne Forbin devenu un véritable "quartier d'affaires" et dans une moindre mesure un espace sénior, les vestiges plus anciens se confondent avec le paysage. Durant la seconde guerre mondiale, l'occupant allemand avait réquisitionné, aménagé plusieurs casernes, maisons ou postes de tir. Le visiteur trouve sur les hauteurs du Pont-des-Trois-Sautets un Tobrouk qui correspond à une casemate de béton à usage défensif.

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    Placé au-dessus de la Nationale 7, l'abri assurait une protection efficace de cette importante route. De même, les abords de l'aérodrome des Milles sont aménagés dans cette optique. Tout est alors bon pour protéger la flottille allemande stationnée sur le terrain. Ce bunker situé Route d'Apt constitue un des vestiges les plus intègre.

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    En sus de défendre les infrastructures aériennes, l'occupant met en place des bunkers aux abords du sinistre camp de déportation des Milles depuis lequel des milliers de malheureux partirons vers l'horreur des camps de concentrations. Ainsi l'un de ses édifices à récemment été reconverti à usage de relais téléphonique (ici).

    Quartier du Pont de l'Arc, l'objectif visé est la défense de la Route de Marseille à Aix-en-Provence qui à l'époque passait à hauteur de l'actuel voie autoroutière. Situé dans une propriété privée, ce bunker de forme ovoïde aurait, dit-on, peu servit : les combats ayant été concentré, notamment au moment de la Libération, dans les secteurs est de la ville.

     

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